Aux parents d’ados
Une pétition a été présentée à l'école secondaire Soulanges, le 4 juin dernier, par les citoyens de Saint-Polycarpe qui demandent à l'école un meilleur contrôle des allées et venues des élèves.
Des 653 personnes qui ont signé la pétition, 28 citoyens sont venus dire à l'école les méfaits qu'ils ont subis chez eux, et les dommages causés dans le village.
Ils ont parlé des élèves qui passaient la journée sur le bord de la rivière, de ceux qui volaient des couvertures sur les cordes à linge pour aller batifoler confortablement dans les granges ou dans les champs, de ceux qui se baignaient dans les piscines de gens qui sont partis au travail et qui n'ont pas d'enfants, de ceux qui se prélassent dans un spa et qui y laissent flotter ce qui reste de leur lunch ( et pire), de ceux qui prennent des bains de soleil et qui pique-niquent sur les terrasses, qui brûlent leurs livres dans une haie de cèdres, qui s'amusent sur des trampolines à l'insu des propriétaires, qui vont sur le toit de l'aréna ( imaginez les implications d'un accident !)
Des histoires que les citoyens se racontent entre eux depuis des années, comme celle des dizaines de monuments démolis en plein jour dans le cimetière, et celle des filles qui se sont présentées chez des personnes âgées pour aller s'y teindre les cheveux !!!!
Les citoyens ont voulu, par cette pétition, dire clairement qu'ils en avaient assez.
Les lois de l'instruction publique du Québec et le Code criminel du Canada sont claires:
L'ENFANT a l'obligation légale d'aller à l'école jusqu'à la dernière journée de l'année scolaire au cours de laquelle il atteint l'âge de 16 ans. Les PARENTS ont l'obligation de s'assurer que leur enfant va à l'école. Le DIRECTEUR a l'obligation de s'assurer que l'enfant est à l'école. Et l'ENSEIGNANT est tenu d'inculquer des notions de base de civisme.
Le Code criminel assure le droit à la protection de la propriété privée, et quiconque se trouve quelque part où il ne devrait pas être enfreint le Code criminel.
Nous savons tous que la vie à deux, c'est parfois difficile. Que la vie de famille, même heureuse, comporte sa part de conflits. La coexistence exige le respect mutuel, la compréhension et la collaboration. À plus forte raison lorsqu'il s'agit de 1 500 personnes dans une grande maison située à proximité de 1 500 autres personnes. Le respect des gens et des choses est essentiel et primordial.
Une grande partie de la population de Saint-Polycarpe est composée de « baby-boomers ». Des gens dont les enseignants corrigeaient de bon cœur les devoirs, la posture, le langage, les manières et les examens ! Une enfance entourée d'adultes inspirant le respect, qui voulaient faire de nous des adultes responsables et qui, par leur exemple, nous forçaient à être meilleurs.
Rien n'est impossible aux gens de bonne volonté.
Par exemple, le 4 août dernier, j'ai eu le privilège d'assister au spectacle privé donné pour souligner le centenaire de l'Hôpital Sainte-Justine. Mes hommages à monsieur Michel Pauzé, président de la Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine, et à son équipe - tous bénévoles- pour cette soirée magique qui était l'aboutissement d'un travail colossal. Imaginez la logistique : avoir le Centre Bell, obtenir la présence de Céline Dion, d'artistes du Cirque du Soleil, de Garou, Claude Dubois, Marc Dupré, Marie-Chantal Toupin et une trentaine d'autres artistes, les musiciens , les techniciens, les enfants malades à transporter au Centre Bell, le système permettant la transmission en direct par circuit fermé du spectacle sur les télés de l'hôpital pour le bonheur des enfants trop malades pour être déplacés et du personnel en devoir. Un projet gigantesque réalisé grâce à la BONNE VOLONTÉ de centaines de personnes qui se sont impliquées et qui ont donné leur temps et leurs talents pour une bonne cause.
Maintenant, il faut poser la question : est-ce que la sécurité de nos enfants mineurs, la tranquillité d'esprit de parents qui devraient avoir la certitude que leur enfant est en sécurité à l'école, et la sérénité d'une population dont la propriété privée et publique est respectée est une BONNE CAUSE?
Nous croyons que oui, et nous croyons aussi en la bonne volonté et au désir de chacun de faire le nécessaire afin de régler le problème , nous croyons que les parents vont s'asseoir avec leur enfant pour discuter de son comportement, que l'école va réviser son code de vie, que les enseignants glisseront quelques mots à leurs élèves sur la nécessité des règles élémentaires de civisme, que les élèves comprendront les exigences de la vie en société, et que les citoyens et la police collaboreront à l'effort commun.
J'ai personnellement consacré une centaine d'heures à ce dossier. Si chaque adulte directement concerné, mettons 75 pour l'exercice, en fait autant, nous obtiendrons 7 500 heures de bénévolat (surveillance/sécurité). On présume 10 heures de bénévolat par jour, 180 jours d'école par année, et on obtiendrait 1 800 heures de bénévolat par année. On a donc une force bénévole pour soutenir l'effort pendant plus de quatre ans !!!!
Dans quatre ans, tous les élèves devraient avoir assimilé la nouvelle façon de fonctionner depuis longtemps ! ET ÇA NE COÛTE RIEN ! Rien, zéro, pas un sou.
C'est réaliste et réalisable.
Et c'est sans compter le soutien des parents qui ont à cœur la réussite scolaire et sociale de leur enfant. Ils sont nombreux, si j'en juge par leur présence à la soirée de présentation des professeurs en début d'année.
Nous invitons parents et citoyens concernés à suivre ce dossier en assistant aux réunions publiques du CE de l'école et de la Commission Scolaire des Trois-Lacs, la date et l'heure devant se trouver sur leur site internet.
Nous croyons fermement que très bientôt les lettres ESS donneront envie de dire ESSpoir.
La pétition ? Un geste très positif pour l'harmonie sociale, dans et autour de l'école.