Kristelle M. Audet a cru en ses chances de faire des études supérieures et est parvenue à ses fins à force de sacrifices. (Photo Daniel Cuillerier)
Croire en ses chances et foncer droit devant
Kristelle s’est fixée des objectifs et les a atteint
Pincourt – Kristelle M. Audet est une jeune femme sensée. Elle aurait facilement pu faire une croix sur ses chances de réussir des études supérieures. Elle en a décidé tout autrement.
« J’ai toujours eu de la facilité au niveau scolaire et je croyais en mes chances. Mais je sais qu’il faut faire des sacrifices et c’est ce que j’ai fait », dit l’étudiante de 20 ans qui s’apprête à entreprendre un stage chez Raymond, Chabot, Grant, Thornton. « Mes parents n’auraient pas eu les moyens financiers de m’appuyer. J’ai donc mis l’épaule à la roue et redoublé d’ardeur pour parvenir à mes fins », explique celle qui a toujours mené de front ses études et des boulots à temps partiel.
Avoir le courage de foncer
Étudiante aux HEC en comptabilité, profil CA, la Pincourtoise avoue avoir toujours été studieuse et avoir de la facilité avec les chiffres. « Très tôt je me suis rendue compte que j’avais le potentiel de réussir ce que j’entreprenais. Il fallait seulement faire les sacrifices qui viennent avec », dit-elle justement. « J’aurais aimé m’impliquer plus dans la vie étudiante. M’impliquer dans les différents comités, mais je n’avais pas toujours le temps ni l’occasion de le faire. Mais c’est le choix que j’ai fait », explique celle qui n’entretient cependant aucun remords ni rancœur à ce sujet. « Ça m’a permis de me concentrer sur mes études et de mettre la main sur plusieurs bourses qui m’ont menée là où je suis aujourd’hui. J’ai redoublé d’efforts et ça a porté ses fruits », dit Kristelle, sourire radieux aux lèvres.
L’ancienne étudiante de la Cité-des-Jeunes et du Collège Gérald-Godin en sciences humaines, profil administration, dit avoir découvert à ce niveau qu’elle pouvait réaliser ses rêves. « Je ne voulais pas m’endetter pour mes études et j’ai appris que le HEC offrait des bourses à l’excellence. Je me suis consacrée à mes études et j’ai obtenu la cote R, nécessaire pour mettre la main sur la bourse de 9000 $ aux nouveaux étudiants et j’ai réussi », lance-t-elle fièrement.
Échange international
Non rassasiée d’avoir accédé à ce qui allait devenir son Alma Mater, voilà que la rayonnante jeune femme décide de se fixer d’autres objectifs. « Le HEC offre un programme d’échanges internationaux qui me faisait rêver. J’ai économisé pour pouvoir partir étudier à l’étranger pendant une session. Et c’est aussi ce que j’ai fait l’automne dernier. J’ai étudié à la Warwick University en Angleterre et j’ai absolument adoré mon expérience », dit celle qui a ainsi pu améliorer sa maîtrise de l’anglais oral et écrit, en plus d’avoir le coup de foudre pour l’Europe. « Si j’ai un conseil à donner à ceux qui tiennent à leurs rêves, c’est de ne pas abandonner. En plus, s’ils veulent partir à l’étranger pour les études, ça permet de voir de nouvelles cultures et de suivre des cours différents. C’est une autre façon d’apprendre et ça permet de créer des contacts indélébiles », lance celle qui ne cesse de recevoir des bourses pour l’excellence de son profil scolaire.
En plus de recevoir un chèque de 2000 $ de Raymond Chabot Grant Thornton pour son périple à l’étranger, le gouvernement remettait 1300 $ à chaque étudiant ayant participé à ce programme. À son retour, elle a également eu la joie d’apprendre que le cabinet Ernst & Young lui offrait un chèque de 4000 $ en raison de l’excellence de son dossier. Elle a pu le recevoir lors d’une cérémonie tenue le 4 avril dernier à l’amphithéâtre IBM du HEC.
Comme quoi il ne faut pas hésiter à foncer, et, s’il le faut, à faire quelques sacrifices pour parvenir à ses fins, ses rêves, ses objectifs, comme Kristelle qui, un jour, aimerait enseigner et redonner ce qu’elle a reçu.