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Meilleure gestion, meilleure agriculture

Journées de la gestion

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 5 février 2010 à 15:15
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Meilleure gestion, meilleure agriculture
Daniel-Mercier Gouin, Christine Villeneuve, Raymond Levallois et Martine Deschamps, conférenciers lors de la sixième édition des Journées de la gestion. (Photo Elizabeth Caron)
Meilleure gestion, meilleure agriculture
Journées de la gestion
Selon les conférenciers des Journées de la gestion 2010, les connaissances de la terre et de l’entreprise agricole ne suffisent plus à assurer le succès agricole.
La sixième présentation des Journées de la gestion 2010 dans la Montérégie-Ouest s’est déroulée à l’hôtel Plaza le 2 février, devant 175 personnes, sous le thème L’agriculture : défis, compétences et passion!

L’agriculture marie défis, compétences et passion! Il est maintenant primordial de bien comprendre l’agriculture d’aujourd’hui, comme celle de demain. Les quatre conférenciers ont brossé un portrait comparatif de l’agriculture québécoise versus les autres provinces. Différents types d’agriculteurs ont dominé les présentations : agriculteur, entrepreneur ou gestionnaire.

Ainsi, Daniel-Mercier Gouin, vice-président du Groupe AGÉCO et titulaire de la Chaire d’analyse de la politique agricole et de la mise en marché collective à l’Université Laval, a posé ces deux grandes questions : « Où s’en va le secteur agricole? Et d’une agriculture à temps partiel à la grande agriculture, quelles sont les répercussions sur les transferts de ferme? »

Si certains producteurs agricoles se tirent d’affaire, de nombreuses entreprises agricoles stagnent. Au Québec, de 1966 à 2008, le secteur agricole a connu deux grandes périodes. Jusqu’en 1990, une croissance a marqué l’agriculture et, depuis, le revenu net agricole n’augmente plus. Toutefois, l’actif total progresse depuis 1987. Les producteurs agricoles québécois semblent avoir fait des choix d’investissements, et ce, malgré une baisse de revenus aboutissant à un endettement. La tendance s’accélère et le Québec est plus endetté que les autres provinces. Ainsi pour chaque 100 $ de dette, l’agriculteur québécois empoche un maigre six à sept dollars!

Daniel-Mercier Gouin fait remarquer que malgré les taux d’emprunt très faibles, le producteur agricole ne parvient pas à rentabiliser son entreprise. Depuis 2000, ce revenu aurait été négatif n’eussent été des paiements de l’État (programmes d’aide aux producteurs agricoles).

Plus inquiétant encore, les secteurs très lucratifs des bovins/laitiers et de la volaille montrent également des signes d’essoufflement. En effet, de nombreuses fermes ne couvrent même pas leurs dépenses.
« Être bon gestionnaire pour pouvoir grossir et non être gros pour mieux vivre ». Daniel-Mercier Gouin
Si l’objectif est de vivre de l’agriculture…
Les solutions offertes par le conférencier à ce qui semble être une véritable impasse tournent autour d’une meilleure gestion. La remise en ordre du Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles, la stagnation du revenu net de l’agriculture et la disparité des résultats par ferme supposent que le gestionnaire représente le premier facteur de réussite.

En conclusion, afin d’être en meilleure santé économique :

• Une certaine taille d’entreprise s’impose;

• Quelle que soit la production, certains en vivent bien, mais il est plus facile de vivre de certaines productions (attention : l’accès à ces productions (quotas) est plus difficile);

• La formation des gestionnaires et les services-conseils en gestion devraient être prioritaires;

• Il importe de mieux contrôler l’endettement;

• Il faut utiliser pleinement des ressources, notamment le travail;

• Et, enfin, réduire les coûts de production.

Dans la prochaine chronique Hectare par hectare, un résumé de la conférence L’agriculteur de l’avenir : entrepreneur, gestionnaire ou producteur? de Raymond Levallois, agronome, sera publié

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