Des enfants aidés par Fraternité Haïti avant le séisme. Le groupe reste sans nouvelles d’eux. (Photothèque)
Pas de nouvelles des filleuls de Fraternité Haïti
Des parrains locaux inquiets
Mercredi, Marie-Éliane Wart, de Fraternité Haïti, devait se rendre dans ce pays à la rencontre de la congrégation de sœurs et des nombreux filleuls qu’elle parraine depuis une dizaine d’années. Brutal changement mardi, lorsqu’un puissant séisme a frappé l’île. Sans nouvelles de ses filleuls, Mme Wart craint le pire.
La valise de Marie-Éliane Wart remplie de médicaments, de pansements, de jouets et de chocolats était prête, et ses billets d’avion achetés. Maintenant, Mme Wart et ses trois confrères de Fraternité Haïti devront rester ici. « Nous n’avons pas assez d’équipement, nous ne sommes pas médecins. Il serait difficile pour nous d’aider là-bas », indique-t-elle.
La visite se transforme donc en campagne de financement pour reconstruire un pays dévasté par ce séisme, de 7,0 à l’échelle de Richter. Dès le système bancaire prêt à recevoir de l’argent de l’étranger, elle pourra envoyer 5000 $ à la sœur Eumanie.
Depuis 10 ans, Fraternité Haïti et Mme Wart soutiennent un orphelinat et des écoles en Haïti, à Petite-Rivière, à Papaye, à Carrefour et à Cazeau. Environ 350 enfants bénéficient de cette aide. Ces institutions sont administrées par la Congrégation des Petites Sœurs de Sainte-Thérèse. Les dons servent à l’habillement, à la nourriture et à l’instruction des enfants jusqu'à ce qu’ils puissent travailler. En 2009, 115 enfants ont ainsi été parrainés.
Impossible de ne pas craindre pour la sécurité de ces filleuls tendrement aimés.
La sœur Eumanie, de passage à Vaudreuil-Dorion en octobre dernier, n’a pas encore donné signe de vie. Les sœurs des congrégations de Faustin, de Carrefour et de Rivière-Froide et les dizaines de filleuls qui habitaient Port-au-Prince, là où le séisme a fait des ravages, n’ont pas encore répondu à l’appel. La maison-mère est à Rivière-Froide, à proximité d’un hôtel qui s’est effondré.
« Je m'inquiète beaucoup pour les religieuses de Faustin, de Carrefour et de Rivière-Froide et, bien sûr, pour nos filleuls... Comment comprendre ce fléau qui s'abat encore sur Haïti? » demande Mme Wart dans un courriel à la sœur Eumanie.
Un pays à reconstruire
Mme Wart a rangé sa valise. Lors d’un prochain voyage, elle aidera à nouveau des jeunes à rebâtir leur vie, déjà marquée par la misère et les catastrophes. L’ouragan Jeanne, en 2004, a en effet ravagé le pays. Certaines salles de classes de l’orphelinat ont été condamnées au printemps puisque le toit risquait de s’effondrer.
Malgré tous ces malheurs, Mme Wart estime qu’il existe un élément positif. Avec l’aide internationale, Haïti pourra se reconstruire et connaître un nouveau souffle de vie.
Mais comment fait-elle pour garder espoir pour un pays à ce point atteint? « Je remets tout dans les mains de la Providence. Je leur souhaite tous bon courage. »
Entre-temps, elle invite les gens à faire un don à Fraternité Haïti, organisme accrédité par le gouvernement. Des reçus seront immédiatement donnés.
Pour faire un don, les gens peuvent joindre Marie-Éliane Wart au 450 424-6149 ou Henri Primeau au 450 424-0200. Leur blogue est le
fraternitehaiti.spaces.live.
Suzie Prud HOMME
Commentaire mis en ligne le 5 février 2010Je suis la marraine d un petit garcon nomme Jefte Michel depuis quelques mois,j ai eu droit a une lettre a noel et je ne sais pas s il va bien. Si vous avez des nouvelles faites le moi savoir mreci.....