Luc Labbé et Guy Lavoie, officiant des messes de la paroisse Notre-Dame-des-Champs, entourent monseigneur Luc Cyr lors de la cérémonie commémorant le 150e anniversaire de l’église de Sainte-Justine-de-Newton. (Photothèque)
L’église de Sainte-Justine-de-Newton en fête
Pour souligner son 150e anniversaire
Le 28 septembre dernier, des bénévoles conviaient les citoyens de Sainte-Justine-de-Newton à une messe commémorative célébrée par l’évêque du diocèse de Valleyfield, monseigneur Luc Cyr.
Inaugurée en 1858 par monseigneur Ignace Bourget, évêque du diocèse de Montréal, la petite église de Sainte-Justine-de-Newton a bien traversé les épreuves du temps. En effet, elle demeure l’une des églises les mieux conservées de la nouvelle paroisse de Notre-Dame-des-Champs, fondée en 2006 et regroupant, en plus de Sainte-Justine-de-Newton, celles de Saint-Polycarpe, Saint-Clet, Saint-Télesphore et Sainte-Marthe. Le curé Guy Lavoie, aidé de Luc Labbé, préside aux cérémonies chaque dimanche dans ces paroisses. Après la messe du 28 septembre, un dîner a eu lieu avec des invités d’honneur.
Autres activités
Mais avant cette célébration, le comité des fêtes du 150e avait produit un calendrier-souvenir relatant, à l’aide de photographies, divers événements qui ont constitué la trame historique de l’église. La réalisation de ce calendrier avait été rendue possible grâce à la participation de la Résidence Esther-Blondin et les propriétaires Luke De Stéphano et Gérald d’Amour.
Le 8 juin, le comité avait organisé une petite fête afin de rendre hommage aux bénévoles impliqués auprès de la paroisse.
Lors de la fête de l’Assomption, un tableau de la Vierge (Notre-Dame-des-Champs), réalisé par deux Justinoises, Francine Renaud et Eve Marleau, a été dévoilé devant les paroissiens qui assistaient à cet événement le 14 août.
Une autre Justinoise, Raymonde Audet, très impliquée dans la paroisse, a déjà publié le journal des délibérations du conseil de la Fabrique de Sainte-Justine-de-Newton de 1858 à 1966. Une bonne façon de connaître l’histoire de la petite église. Actuellement, elle travaille sur les délibérations de 1966 à 1979. Elle compte poursuivre son oeuvre jusqu’à nos jours. Par ailleurs, Mme Audet se souvient des fêtes du 125e anniversaire de l’église, qui, selon elle, ont été plus grandioses. « À l’époque, il y avait des religieuses à Sainte-Justine, des Sœurs de Sainte-Anne qui demeuraient à l’étage supérieur de l’école primaire à l’époque », relate-t-elle.
Survivre
Comme la plupart des paroisses de la région et même d’ailleurs, la Fabrique de Notre-Dame-des-Champs ne roule pas sur l’or. À Sainte-Justine-de-Newton, par souci d’économie, les messes ont lieu dans la sacristie afin d’éviter de devoir chauffer toute l’église. Depuis quelques mois, le presbytère et la maison du sacristain sont à vendre. La Municipalité a déposé une offre d’achat de quelque 50 000 $ afin de convertir le presbytère en centre communautaire et donner un peu plus d’espace à la bibliothèque qui y est déjà installée.
De plus, il devient difficile d’assurer la tenue de messes, la moyenne d’âge des prêtres étant élevée et leur disponibilité étant moins grande de nos jours. « Pourtant, les paroissiens n’accepteraient pas quelqu’un d’autre qu’un prêtre pour célébrer les messes », souligne Carole Cooke, qui a déjà occupé un poste de marguillier à Saint-Justine-de-Newton.
On ne peut maintenant que souhaiter un autre 150 ans à l’église de Sainte-Justine-de-Newton, laquelle fait partie du patrimoine religieux non seulement de Sainte-Justine-de-Newton, mais de toute la région de Vaudreuil-Soulanges, voire du diocèse dans son entier.