Environnement : Kyoto et autres enjeux
Débat électorale des Hebdos du Suroit
Bien des enjeux environnementaux ont été abordés en réponse à la question environnementale du débat, qui portait sur la qualité de l’eau et de l’air. Brigitte Legault propose de réconcilier l’économie et l’environnement et fait référence au plan « très audacieux » du Tournant vert de son parti. Essentiellement basé sur la réduction de l’impôt pour « avoir plus d’argent dans les poches » et la taxation de la pollution, le plan vert va de l’avant.
Pour sa part, Michael Fortier introduit l’idée d’un projet de loi pour une meilleure qualité de l’air et du sol afin de réduire le problème des allergies dues aux irritants environnementaux. Monsieur Fortier espère travailler de concert avec les provinces et augmenter le temps de travail sur cette question.
Pour le néo-démocrate Maxime Héroux-Legault, l’instauration d’un fonds vert dont un milliard de dollars seraient dédiés au transport en commun et à l’économie énergétique représente la solution. Le programme comprend aussi des subventions pour l’acquisition de véhicules hybrides, un moratoire sur les sables bitumineux et l’arrêt des subventions aux pétrolières et aux centrales nucléaires. Ces sommes seraient plutôt employées pour encourager les énergies et solutions vertes.
Pour sa part, Jean-Yves Massenet insiste sur l’action locale et le contrôle de l’expansion urbaine. « Dans la région, nous asséchons les milieux humides, qui pourtant agissent comme filtres et nous donnent une eau de qualité. » Il faut maintenir ces milieux afin d’assurer une eau de puits de qualité. Également, la pollution de l’air due aux activités pétrolières doit être contrôlée.
Enfin, Meili Faille, dans une notion de valeurs universelles, dénonce aussi l’aide aux pétrolières. Harper, dit-elle, a tourné le dos à Kyoto, et le ministre Baird ne connaît pas le réseau des ZIP. Pour arriver à concrétiser ces valeurs universelles et assurer une meilleure qualité de l’eau et de l’air, il faut soutenir ces organismes non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi pour des raisons économiques.
En réplique à Mme Faille, Michael Fortier dénonce le fait que la lutte aux gaz à effet de serre emploie autant de temps alors que bien d’autres problèmes existent. Meili Faille souligne pourtant le retard qu’affiche le gouvernement dans l’application de la loi sur les pesticides, et madame Legault affirme l’importance d’une vision à long terme et surtout le respect de la date de référence de 1990 pour les engagements envers Kyoto. Enfin, monsieur Massenet rappelle l’importance du traitement de nos ressources en eau et la révision de notre stratégie envers les pétrolières en matière de qualité de l’air.