Michael Fortier, du Parti conservateur, et Jean-Yves Massenet, du Parti vert. (Photo Daniel Cuillerier).
Pauvreté et vieillissement au cœur des priorités
Malgré la prospérité de la région, les candidats ont fait part de leur vision de la pauvreté, de l’itinérance et du vieillissement de la population auxquels sont confrontés nos organismes communautaires, et de la façon dont ils entendent les aider.
« L’accès à l’éducation, c’est l’avenir! » a lancé tout de go Brigitte Legault en rappelant que la scolarité éloigne de la pauvreté et assure un salaire décent. Ainsi, son parti encourage l’éducation en donnant accès à des bourses de 5 000 $. La famille et les personnes âgées font aussi partie des priorités des libéraux. Par exemple, Mme Legault entend redonner 350 $ par an à chaque enfant jusqu’à sa majorité.
Bien que la région de Vaudreuil-Soulanges se porte bien économiquement, Michael Fortier a, pour sa part, constaté qu’on y trouve de la pauvreté et des problèmes de logements sociaux. Tous sont traités, entre autres, par différents programmes du gouvernement fédéral. Selon Michael Fortier, un problème sérieux serait celui du vieillissement de la population. « Nous aurons de moins en moins de travailleurs pour supporter plus tard notre dette. » La solution qu’il préconise? Faire appel à l’immigration sélective.
Afin de combattre la pauvreté et assurer une meilleure qualité de vie, Maxime Héroux-Legault et Jean-Yves Massenet ont fait la promesse d’augmenter le salaire minimum à 10 $/heure. Une promesse remise en question par Michael Fortier, qui a assuré que cela n’était pas de juridiction fédérale et que l’impact serait trop important financièrement pour les PME. De plus, M. Héroux-Legault a dit souhaiter investir 1 % du budget du gouvernement dans des logements abordables. Et offrir aux familles jusqu’à 5000 $ par enfant par an. Ce montant serait non imposable.
De son côté, Jean-Yves Massenet a rappelé que la « pauvreté est un problème qu’on a tendance à oublier ici parce que les pauvres se cachent ». Ainsi, il a tenu à rappeler les 2600 demandes de gens de la région à l’organisme L’Actuel pour de la nourriture, des repas et des vêtements. Il a proposé, entre autres, d’abolir l’impôt sur tout salaire inférieur à 20 000 $.
Enfin, Meili Faille, signataire du manifeste Pour un Québec solidaire et bénévole dans de nombreux organismes communautaires, a assuré que « pour lutter contre la pauvreté, il faut mettre la main à la pâte ». Selon elle, plus de « 7500 personnes dans la région ne se retrouvent pas dans les mesures proposées par le gouvernement ». À ce sujet, son parti demande notamment un rehaussement des prestations versées aux aînés.