Le moulin de la pointe demeure encore aujourd’hui un attrait irrésistible, et la beauté du paysage n’a d’égale que l’histoire qui s’y est déroulée au fil des ans. (Photothèque)
Notre-Dame-de-l’Île-Perrot
Une ville riveraine
Notre-Dame-de-l’Île-Perrot est située au sud-ouest de la métropole, en bordure du fleuve Saint-Laurent et du lac Saint-Louis, là où la pointe du Moulin s’avance en plein milieu des eaux confondues du fleuve et du lac Saint-Louis.
Cette ville, de plus de 10 000 habitants, a toujours su attirer nombre de visiteurs et de touristes grâce à son caractère champêtre. Ville résidentielle, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot est reconnue pour ses espaces verts, ses parcs et ses promenades sur le bord de l’eau.
À l’ombre du moulin
En 1672, l’intendant Talon concède la Grosse île à l’Ouest à François-Marie Perrot, successeur à Ville-Marie du gouverneur de Maisonneuve, qui y ouvre alors un poste illégal de traite de fourrures. Trente ans plus tard, Joseph Trottier Desruisseaux, époux de Françoise Cuillerier et nouveau seigneur de l’île, fait construire un moulin à vent à la pointe du Moulin, entre 1705 et 1708. À la mort du seigneur de l’île vers 1714, la seigneuresse Françoise Cuillerier reprend le domaine et permet l’essor de celui-ci, entre autres avec la construction d’une chapelle au cours de l’année 1740. C’est entre 1773 et 1774 que les habitants peuvent profiter de la construction de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal. Fait à noter : Un des seuls cimetières en falaise en Amérique du Nord se trouve devant cette église. L’île vivra sous le régime seigneurial pendant presque deux cents ans. La population, peu nombreuse au tournant du XVIIIe siècle, comprend entre autres des militaires, la guerre étant continuelle jusqu’à la Conquête.
Le premier conseil municipal est constitué officiellement en 1845, et l’existence du conseil municipal unique sur l'île Perrot prend fin en 1947. Par un arrêté en conseil du gouvernement du Québec, le 1er janvier 1948 l’île est divisée en deux municipalités. La Corporation municipale de la paroisse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, composée de toutes les vieilles familles de l’île, occupe presque tout le territoire. Cette partie de l’île résiste à l’urbanisation galopante des autres municipalités qui verront bientôt le jour, et ce, jusqu’en 1978. Il y aura fusion avec la ville de Pointe-du-Moulin en 1984; la nouvelle municipalité sera connue sous le nom de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot.