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Jean-Pierre Jauré vit son rêve de traverser l’Atlantique

Quatre siècles après Samuel de Champlain

Yanick Michaud par Yanick Michaud
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Article mis en ligne le 10 mai 2008 à 14:25
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Jean-Pierre Jauré vit son rêve de traverser l’Atlantique
Jean-Pierre Jauré vit enfin son rêve de traverser le grand océan en voilier. Selon sa fille Claire, il s’agit d’une première qui ne sera pas la dernière. (Photothèque)
Jean-Pierre Jauré vit son rêve de traverser l’Atlantique
Quatre siècles après Samuel de Champlain
Exactement 400 ans après Samuel de Champlain, des dizaines de navigateurs de partout dans le monde traverseront l’Atlantique jusqu’à Québec au cours des prochaines semaines.
En voilier, les navigateurs sont partis de La Rochelle, en France, jeudi vers 17 h 30, heure de l’Europe, pour parcourir les quelque 6000 kilomètres qui les séparent de la Vieille Capitale. Les capitaines et membres d’équipage de 46 voiliers mettront un peu plus de 45 jours à se rendre à destination et devraient amarrer dans le port de Québec le 24 juin pour la grande célébration de la Fête nationale. Ce sera le cas de Jean-Pierre Jauré, un navigateur de La Rochelle qui a toujours rêvé de vivre cette traversée historique. Jean-Pierre est le paternel de Claire Jauré, directrice générale du Faubourg de l’Île de Pincourt. Cette dernière rejoindra son père pour la dernière partie du voyage entre Gaspé et Québec vers le 10 juin. « J’ai trouvé un article sur le Net il y a environ un an et demi qui parlait de cette aventure. Je savais que mon père, n’attendait qu’une occasion du genre pour vivre son rêve. Et il le fait », dit la sympathique Claire au sujet de son père qui pilotera le Ste’syl à travers vents et marées jusqu’au fleuve Saint-Laurent.
Des escales prévues
S’il est possible de suivre les barreurs et leurs équipiers par Internet, eux-mêmes ne pourront toucher terre et reprendre contact avec la civilisation que quelques fois en 45 jours. Une première étape est prévue aux Açores après 1400 milles nautiques vers la fin mai. Puis de Horta, ils prendront le cap des côtes québécoises, où ils arriveront à Gaspé après un périple de 1750 milles environ. « Chaque voilier fait son itinéraire. Il ne doit que respecter les points de rencontre. Je vais aller rejoindre mon père à Gaspé, d’où nous partirons le 13 juin en direction de Québec pour le grand rendez-vous », s’exalte celle qui est fébrile de vivre cette aventure. « Ce sera l’occasion de faire le plein de souvenirs et de remplir mon appareil photo », ajoute en rigolant celle qui verra défiler le majestueux paysage qu’offre le fleuve. « Nous verrons le Québec d’un point de vue différent et nous allons faire des haltes à Matane et Rimouski, par exemple, pour apprécier encore plus. Et peut-être, essayer de faire un détour dans le fjord », dit celle qui a fait du voilier plus jeune alors qu’elle demeurait toujours en Europe.

Les voiliers vont suivre pendant une partie de ce voyage un trois-mâts historique, le Belem, qui ouvrira la voie. Dans le sillage de ce bateau, les navigateurs vont revivre le voyage inaugural de Champlain il y a quatre siècles.

Pour suivre leur aventure, il est possible de consulter les sites www.grandetraversee400.com et www.fondationbelem.com.

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