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Séance du conseil houleuse à Saint-Lazare

Le CPE met en doute l’efficacité du CCE

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 9 mai 2008 à 13:48
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Séance du conseil houleuse à Saint-Lazare
Les membres du conseil municipal de Saint-Lazare en ont vu de toutes les couleurs le 6 mai dernier, alors que certains esprits se sont échauffés. (Photo Stéphane Fortier)
Séance du conseil houleuse à Saint-Lazare
Le CPE met en doute l’efficacité du CCE
Tout avait pourtant commencé dans le calme lors de la séance du conseil municipal du 6 mai à Saint-Lazare. Lors de la période de questions, dire que les choses se sont gâtées ne relèverait pas de l’hyperbole.
Un citoyen, Pierre Kary, du Comité de protection de l’environnement (CPE) de Saint-Lazare, a commencé par mettre en doute l’efficacité, voire l’intégrité du Comité de consultation en environnement (CCE). Deux conseillers, Paul Laflamme et Gaétan Aubé, siégeant à ce comité, ont été apostrophés lors de cette séance du conseil. Pendant les interventions de M. Kary, les esprits se sont échauffés, au point où le maire Paul Carzoli et le conseiller Gaétan Ménard ont bien failli mettre fin abruptement à la période de questions et ont même menacé deux intervenants d’expulsion. Le conseiller Michel St-Louis a dû jouer le rôle de modérateur, histoire de calmer le jeu.

« C’est lorsqu’il a prétendu que nous ne faisons pas grand-chose pour l’environnement à Saint-Lazare que je suis sorti de mes gonds. Je puis vous dire que nous avons fait beaucoup pour la cause environnementale à Saint-Lazare et je me suis immédiatement emporté devant les allusions de M. Kary », explique Paul Laflamme d’un premier souffle. « Notre bilan est excellent. Est-ce que l’on peut faire plus? Certainement, et nous allons continuer à y travailler.

Et à propos d’un possible conflit d’intérêts – est agent immobilier – lorsque vient le temps de parler d’un terrain qui a un potentiel de projet résidentiel, M. Laflamme répond : « Depuis que je suis conseiller municipal, j’ai toujours fait preuve d’intégrité et, lorsque je sentais qu’il était possible qu’il y ait quelque possibilité d’un conflit lors de discussions de projets pouvant être lié au métier que je pratique, je me suis toujours fait un devoir de me retirer de la table des discussions. »

M. Kary a déploré qu’aucune consultation auprès du public n’était réalisée lorsqu’un projet résidentiel est proposé. «Nous sommes probablement la ville qui se développe le plus au Canada. Nous ne pouvons accepter que des projets résidentiels soient approuvés sans tenir compte des impacts environnementaux. Le CCU(Comité consultatif d’urbanisme), qui compte des citoyens, fait des recommandations au conseil. Le CCE consulte les citoyens après le fait accompli, mais il est trop tard », de déplorer Pierre Kary.
Revendications
En substance, M. Kary a demandé au conseil municipal de calquer le CCE sur le même modèle que celui du CCU, lequel a plus d’impact lorsque vient le temps d’apporter des modifications en ce qui a trait à l’urbanisme. Il veut également que soit développée une politique environnementale tenant compte du plan d’urbanisme, de l’étude de la firme d’ingénierie Genivar ou de toute autre étude environnementale. Il souhaite également que soit revu tout projet résidentiel proposé, antérieurement aux engagements de la Ville, pour en déterminer les impacts environnementaux et les mettre en lien avec la politique environnementale. Il veut aussi que les projets résidentiels proposés soient soumis à des études environnementales, que le comité soit régulièrement en lien avec le ministère de l’Environnement, voire ajouter un représentant du Ministère au comité.

À cela le maire Paul Carzoli a rétorqué que la Ville a bénéficié de l’apport de porte-paroles du ministère de l’Environnement.

Par ailleurs, M. Kary a aussi fait des revendications sur les impacts qu’aura la venue de la gare intermodale sur la circulation, notamment sur les routes de Saint-Lazare.

Le maire Paul Carzoli est toujours étonné de voir que les citoyens prêtent plus de pouvoir à la Municipalité dans plusieurs domaines qu’elle en a en réalité. « Il y a des choses que nous pouvons faire, et d’autres qui sont surtout de juridiction du ministère de l’Environnement », a expliqué Paul Carzoli, qui a été surpris des propos tenus par M. Kary, en général plus modéré.
Asphaltage ou non?
Plusieurs résidents de la rue des Bouleaux-Blancs étaient également présents pour manifester leur appui à un référendum sur la question de l’asphaltage de leur rue. Lors de la tenue du registre, il y a quelques semaines, les citoyens se sont rendus en masse pour signer le document, demandant ainsi une consultation populaire. Le conseil municipal doit statuer sous peu sur la tenue de ce référendum.
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