Jean-Michel Lalonde explique les changements qui seront apportés au programme de formation. (Photo Daniel Cuillerier)
Le Collège de Valleyfield reçoit 1,2 M$
Pour la formation en technologie de l’électronique industrielle
Bientôt, l’établissement d’enseignement pourra renouveler son département d’électronique industrielle grâce à des fonds reçus de Québec. Un virage nécessaire pour répondre aux besoins du marché de l’emploi.
La nouvelle a été rendue publique en conférence de presse le vendredi 11 avril. Au nom de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, la députée de Soulanges et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois, a annoncé l’octroi de 1 243 000 $ au Collège de Valleyfield pour la mise sur pied d’un programme actualisé de Technologie de l’électronique industrielle.
Nouveau programme
C’est que, depuis les dernières années, le besoin de renouveler ce programme d’études a été ressenti un peu partout au Québec. Le gouvernement a donc décidé d’y voir et d’y apporter des changements afin d’offrir une formation adaptée aux nouvelles exigences de l’emploi et à la fine pointe de la technologie. Pour cette raison, le Collège de Valleyfield, à l’instar de 22 autres établissements au Québec, a reçu l’autorisation de modifier son programme. Du coup, il obtenait la subvention annoncée pour l’instauration de sa nouvelle formation, qui se traduira par l’acquisition d’équipement et l’aménagement de locaux.
Importante mise à jour
Concrètement, les modifications apportées à la formation sont majeures. Elles résultent de l’apparition de nouvelles réalités dans le domaine. Notamment, on compte de nouveaux modes de maintenance et d’organisation du travail, l’implantation des normes ISO, un changement dans la législation applicable et des développements technologiques importants. Pour ces raisons et de concert avec des partenaires de l’enseignement et du milieu du travail, il a été choisi de retirer les voies de spécialisation du programme. Dorénavant, une formation unique, fusionnant les volets électrodynamique et instrumentation – contrôle, sera offerte aux étudiants. Aussi, le renouvellement du programme comportera une nouvelle approche d’enseignement, de nouveaux équipements et des locaux entièrement rénovés.
Besoin criant de main-d’œuvre
À l’heure où les besoins de main-d’œuvre spécialisée se font de plus en plus sentir au Québec, la mise à niveau de la formation en technologie de l’électronique industrielle tombe à point. « Plus que jamais, le Québec a besoin de main-d’œuvre qualifiée. C’est pourquoi il est important d’investir dans la formation technique et d’en faire la promotion », a souligné Lucie Charlebois, consciente que la région en a aussi grandement besoin. En effet, l’effervescence économique s’y avère telle que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en électronique industrielle dure depuis plusieurs années déjà.
Pour cette raison d’ailleurs, Hydro-Québec s’est déjà associée avec le Collège. La société d’État sait qu’elle aura besoin d’ici quelques années de centaines de techniciens afin de pourvoir aux postes laissés vacants par les départs massifs à la retraite. La mise à niveau du programme de formation est donc plus que bienvenue. Notons que, depuis l’instauration de sa formation en électronique industrielle, le Collège a formé plus de 600 techniciennes et techniciens. Par contre, malgré ces chiffres et les perspectives d’emploi, les salaires supérieurs à la moyenne et les conditions de travail très avantageuses, l’électronique industrielle demeure un domaine méconnu par les élèves du secondaire.