Suzie, Homer et Marge passent tout l’hiver à dormir ensemble, mais sont plus indépendants l’été. Photothèque
Le soleil, les oies et les ours?
Le ciel est rempli de voiliers de grandes oies des neiges et de bernaches, les têtes des marmottes pointent aux abords des routes et les ours de l’Ecomuseum se sont enfin réveillés : le vrai printemps est arrivé.
Avec trois semaines de retard, Suzie, Homer et Marge ont émergé de leur tanière, mettant fin à leur hivernation. Les trois femelles ours se sont montré le bout du nez vers 10 h 30, mardi matin, sous les encouragements de Jonathan Luce, responsable des mammifères et des oiseaux à l’Ecomuseum.
Le premier petit déjeuner des ursidés incluait des pommes, mais la diète régulière de céréales spécifiques ne tardera pas. Pendant l’hiver, les ours ont perdu environ 23 kg (50 livres), mais reprendront leur poids normal de 136 kg (300 livres) pendant l’été.
Suzie, mère de Marge et Homer, est âgée de 23 ans et est l’une des premières résidentes du parc animalier. Homer, 17 ans, a été baptisée alors que le vétérinaire l’avait classée dans la gente masculine. Quelques années plus tard, lorsque sa vraie identité a été révélée, son nom, lui, est resté. La longévité d’un ours en milieu sauvage oscille autour de 15 ans. Mais comme nos vedettes le prouvent, en captivité la vie est plus facile. Repas réguliers, diète équilibrée et soins vétérinaires font que la vie peut se prolonger jusqu’à 30 ans.
Des grandes oies des neiges sur le chemin Saint-Emmanuel
Cette année, les grandes oies des neiges peuvent être observées à plusieurs endroits dans Vaudreuil-Soulanges. Au bord du fleuve ou dans les champs de culture, des milliers d’oiseaux ont choisi nos terres pour se reposer un petit moment. La population totale de grandes oies des neiges compte de 700 000 à 800 000 individus. La distance de leur voyage vers l’Extrême-Arctique canadien totalise 4 000 km, soit la plus longue distance parcourue par une oie ou une bernache d’Amérique du Nord. Les étapes de vols ininterrompus peuvent se faire sur une distance allant jusqu’à 1 000 km, de jour comme de nuit. Durant leur migration, les oies peuvent atteindre une vitesse de 95 km/h.