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En fait, l’environnement, on s’en fout!

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 23:06
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En fait, l’environnement, on s’en fout!
C’est ce que dirait un observateur face à l’inaction du peuple québécois lorsqu’il s’agit d’agir pour protéger son coin de pays, son milieu de vie.

Lorsque mon éditrice m’a demandé de rédiger un billet environnement à l’occasion du Jour de la Terre, j’en connaissais déjà le sujet. Pour l’avoir effleuré dans une ou deux chroniques, voici, avec une certaine retenue, mon opinion sur l’inaction québécoise en matière de protection de l’environnement.

On sait tous, mais on n’agit pas, pas suffisamment (et ici je m’inclus). Nous sommes tous responsables de l’état de santé de notre planète, de notre environnement, TOUS. Mais la déresponsabilisation rôde dans notre tête. Il se trouve toujours un voisin qui pollue plus que nous. « Pourquoi devrais-je me sacrifier? » Les routes sont parcourues par des propriétaires de Hummer comme de Smart (voitures écolo), et les abords de nos routes sont peuplés de grandes industries polluantes comme de petites maisons vertes. Si l’on cherche bien, l’excuse parfaite existe et justifie notre inaction. Combien de fois avons-nous entendu « Je changerai mon camion (lire VUS) quand les grandes industries arrêteront de polluer »?
Renverser la vapeur
Comme vous, j’espère connaître le jour où ce syndrome du doigt pointé cessera et qu’enfin, tous et chacun, nous serons en mesure de voir et d’entreprendre les changements dont nous sommes capables.

Le Québec est considéré comme riche. Nous disposons actuellement d’une myriade de technologies capables de faire une vraie différence et de réduire notre empreinte écologique. Qui plus est, les Québécois remportent la palme au chapitre des connaissances vertes. Pourtant, les « traditions persistent » et les habitudes ne changent guère.
Maître chez soi
Le voisin doit respecter les lois et règlements, mais chez soi, c’est une toute autre affaire.

Dans de nombreuses municipalités, la consommation d’eau potable est faramineuse. Les inspecteurs ne sont pas assez nombreux pour veiller à ce que la population n’enfreigne pas le règlement ou les avis de restriction en période de sécheresse. Combien de fois avons-nous remarqué un voisin arrosant ses fleurs lors d’un avis de restriction d’arrosage? Pour lui, l’importance de sauver ses quelques dollars investis est de loin beaucoup plus important que de respecter l’avis pour le bien de la communauté.

Au chapitre de la récupération, malgré la montagne d’informations, les documentaires et reportages des médias nationaux, les campagnes de sensibilisation de la MRC et des municipalités, la documentation et les outils DONNÉS aux citoyens, l’objectif de 65 % de matières résiduelles récupérées est encore bien loin.

Et les arbres! « C’est tellement beau… chez le voisin, dans les parcs. Mais chez nous, j’ai trop d’ombre pour la piscine et trop de feuilles à ramasser à l’automne! » De tous les nouveaux permis de construction accordés en zones boisées, combien ont réellement respecté la politique de la Municipalité ou de la MRC quant à l’abattage d’arbres? La grande majorité des entrepreneurs et des propriétaires recourent à une multitude d’excuses : les arbres sont malades, penchés, pas assez beaux, dangereux pour la maison, etc.

Et le gazon! Les politiques concernant les engrais et les pesticides ont été instaurées afin de préserver non seulement l’environnement mais aussi la santé de la population. On sait aujourd’hui à quel point certains de ces produits peuvent être dangereux à court et à long terme, particulièrement s’ils parviennent jusqu’à la nappe phréatique. Ni vu ni connu, combien utilisent encore ces produits nocifs en invoquant des raisons bien légitimes à leurs yeux.

Quant à la protection des habitats, même si la population en général désire préserver une oasis découverte tout près de la maison, les municipalités ont du mal à bien gérer la pression d’une croissance massive. Le développement commercial, industriel ou résidentiel est inévitable, tout comme la mise en place des infrastructures. Mais, le développement environnemental, lui, s’insère à quel moment?

La protection de l’environnement, c’est beaucoup plus qu’une mode, qu’un seul virage, c’est une question de survie, notre responsabilité à nous tous, sans exception. Des milliers de défenseurs ont déjà emprunté la voie verte, à nous tous de les imiter.

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Isa B

Commentaire mis en ligne le 19 juin 2008
Et, je ne peux que donner raison. Nous pensons tous que nous n'avons pas a nous sacrifier pour faire de notre environnement quelque chose de mieux alors que nous voyons partout des gens indifférents qui comme dans l'article plus haut mentionne que pour sauver quelque dollars d'investissement, nous passons outre certaine directive, mais pourquoi en est t'il ainsi.
Certains groupes ont beau faire des mains et des pieds pour crier haut et fort.. Ne faites pas ça, c'est un comportement nuisible, mais de crier sans donner de solution de rechange n'apporte rien.
À mon sens, une phrase dite aimablement contenant une ou deux solutions de rechange aura plus d'impact qu'un bon hurlement.
Si je reprends l'exemple cité dans l'article ( les arbres c'est tellement beau) en fait, je pense que le problème se situe sur l'éducation de cette sacro-sainte perfection que l'on recherche. Beaucoup ne peuvent blairer un arbre arborant un défaut parce que, tout doit être parfait dans le meilleur des mondes.
L'ombre sur la piscine, est plus salutaire ou nuisible que d'utiliser à outrance des lotions protectrices solaires.
Et les feuilles à ramasser a l'automne, moi dans ma jeunesse il n'y avait pas plus amusant que d'en faire un tas et de se rouler dedans et d'en faire une pluie en les lançant dans les airs avant qu'elles ne soient mises en sac.
Ou sont les esprits qui ont perdu ce ne je sais pas quoi qui faisait que parfois on prenait le temps de s'amuser un peu ...
Moi ce qui me perturbe le plus c'est de voir qu'un jolie sac de carottes de 2 lbs bien droites a 3 dollars trône a coté d'un sac de 10 lbs de carottes jugées ingrate et en vente pour 1.49$ . Ce sens de l'esthétique est à l'origine de beaucoup plus de gaspillage de ressource que l'on ne croit.
Je pense qu'il faut nous rééduquer a concevoir que la nature est jamais parfaite et que, nous devons apprendre a vivre un peu avec elle et l'accepter plutôt que de tenter de la dominer et lui donner cet air de perfection symétrique que nous avons bien implanté dans nos neurones.
Enfin bref. À quand des fascicules de solution. Donnons les idées elles trouveront preneur. C'est ce qui manque, de l'information, la majorité des gens qui osent dérogé a certaines règles sont souvent des gens mal informé de la multitude de choix qu'il y a.
J'en donne un simple exemple. Conscientisons les entreprises qui font des pubs de publisac. Demandons-leur d'inscrire sur leur pamphlet une idée seulement du comment le recycler ou encore le réutiliser. Ca pourrait être comme litière pour nos petites bestioles en cage, ou bien en boule bien serrer pour mettre dans le fond de nos pots de fleurs qui retiendraient un maximum d'eau et qui en même temps se décomposerais...... réutiliser les journaux pour en faire des buches.... que de choses possibles et réalisables. L'encre nocive.......... alors faisons des concours pour les imprimeries qui utiliseraient des encres plus naturelles et moins nuisibles...
Si chaque entreprise marquait sur leur contenant une seule façon de recycler ou de réutiliser. Alors facilement, nous aurions des tonnes d'idées parcourant les emballages et ça ne couterait pas plus cher, mais la différence serait là.. Donner des idées a ceux qui en manquent. Et sans hurlement...

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