Pendant son combat contre la bactérie mangeuse de chair, le Lazarois Michel Poitras a vu comment certains pouvaient être ingrats envers le personnel d’un centre hospitalier.(Photo Bianca Diorio)
La vie prend un autre sens pour Michel Poitras
Atteint par la bactérie mangeuse de chair
SAINT-LAZARE – Au début du mois de mars, le Lazarois Michel Poitras, gérant de service chez IGA Poirier, a commencé à ressentir des nausées et de la fièvre et à souffrir d’une digestion de plus en plus difficile.
Le lendemain, Michel Poitras décidait de voir son médecin de famille. Premier diagnostic : rupture d’une veine et inflammation. Il va donc voir un urologue, le docteur David Eiley. Entretemps, son inflammation avait doublé, et ce, au cours d’une seule nuit. De retour en clinique, autre diagnostic. On parle d’une infection si sérieuse que sa vie même serait menacée. Il se retrouve rapidement sur une civière et est conduit à l’hôpital général du Lakeshore. On le confine en isolation pendant 36 heures par crainte de contagion. Avec 39, 5°C de fièvre, son corps, de toutes ses forces, combat une vilaine bactérie. Cette bactérie, c’est le streptococcus, ou plus communément la bactérie mangeuse de chair. Grâce à des traitements et deux chirurgies, Michel Poitras réussit à s’en sortir. « « Fort heureusement, la bactérie n’avait pas encore attaqué les muscles et les vaisseaux sanguins. Comme on dit, j’ai été pris juste à temps », raconte-t-il.
Réfléchir sur l’humain
Le temps passé à l’hôpital aura permis à Michel Poitras de réfléchir sur la vie, à la voir d’un autre œil, mais aussi, du même coup, à réfléchir sur l’attitude de l’humain.
« J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir, pour observer ce qui se passait à l’intérieur des murs de l’hôpital. C’est incroyable, la façon dont certains patients traitent le personnel de l’hôpital, infirmières comme médecins. J’ai vu des gens les insulter, les traiter de tous les noms. Je me suis demandé pourquoi. Au début, j’avoue avoir pensé que c’était une question d’âge. J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de personnes âgées, mais ce comportement n’était pas l’apanage des aînés. C’est tout le monde », commente M. Poitras.
Ce dernier se demande pourquoi ces gens adoptent ce genre de comportement. Après tout, ils ne sont pas dans un hôtel de luxe. « Est-ce la panique, la peur pour leur santé et leur vie? Je ne sais pas. Ce que je sais, par contre, c’est que le personnel de l’hôpital travaille aussi fort à soigner les malades, à leur prodiguer tous les soins dont ils ont besoin, et ce, peu importe leur âge. Ces gens sont dévoués. Ils aiment ce qu’ils font et ne méritent pas d’être traités de la sorte. Je me demande comment ils font pour supporter cela sans rien dire. Quelle patience! » lance Michel Poitras.
Et comment lui-même se porte-t-il aujourd’hui? « Il faut croire que mon heure n’était pas arrivée. Mais je dois vous avouer que je n’ai jamais pensé que c’était la fin pour moi. J’ai retrouvé mon travail depuis trois semaines et je suis suivi régulièrement. Mon style de vie n’a pas changé, mais ma façon de penser, oui. Le temps passé avec ma conjointe et mon fils est plus précieux que jamais. Il faut remercier les docteurs Eiley, Arrietta et Turner, de même que le personnel de l’hôpital. Sans eux, j’aurais sans doute eu beaucoup plus de séquelles », de conclure Michel Poitras, qui est aussi profondément reconnaissant envers tous les membres de sa famille qui l’ont soutenu dans ces moments difficiles.
Sylvain Parenteau
Commentaire mis en ligne le 17 septembre 2008Bonjour. Je suis tanné de voir les gens souffrir et mourir.
Un jour je vais frappé à la bonne porte et les gens vont savoir qu'il est possible de tuer 99% de tous les bactéries et virus. Et oui cela existe. Lorsqu'une personne voudra me donner la chance de m'exprimé cela aura l'effet d'une bombe.
Je cherche et je vais trouvé bientôt le bon endroit, croyiez moi!
Des preuves je n'ai pas de problème avec ça. Moi ce ne sera pas que du papier mais de vrai personne.
Merci! Sylvain