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La francisation des élèves à la CSTL

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 13:18
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Une demande qui augmente
La francisation des élèves à la CSTL
La demande d’aide à l’apprentissage du français à la Commission scolaire des Trois-Lacs augmente chaque année.
En 1997, la Commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL) a aidé 97 élèves à apprendre le français. En 2007, elle en a aidé 193. Caroline Legault, conseillère pédagogique à la CSTL, indique que ces jeunes ne sont pas tous des immigrants. Au contraire, beaucoup d’entre eux proviennent de familles anglophones de la région. Par exemple, à l’école Saint-Thomas, 70 % des élèves sont anglophones. Cependant, la CSTL compte des élèves provenant de 28 pays différents, comme l’Égypte, le Ghana, le Pakistan, le Liban, Cuba et même Taïwan.

Nombres d’élèves qui doivent apprendre le français entrent à la maternelle. En fait, sur 193 élèves qui ne parlent pas français à leur entrée à l’école, 126 sont en maternelle. Dès la première rencontre avec leur enseignant, les élèves sont évalués quant à leur niveau de compréhension du français. Ils sont ensuite aidés par un enseignant en francisation.

Les élèves sont intégrés à même les classes régulières. « À Montréal, où ils ont eu à aider au cours des dernières années plus de jeunes, les intervenants en francisation ont remarqué qu’être avec les autres élèves favorise l’intégration et l’apprentissage de la langue. De plus, les élèves sont plus motivés », explique Mme Legault.

Les jeunes de maternelle reçoivent un an de services de soutien à la francisation. Un jeune du primaire jouit de 20 mois d’aide, et au secondaire les élèves peuvent avoir jusqu’à trois ans d’aide. « Les élèves du secondaire doivent apprendre le vocabulaire des mathématiques, des sciences. C’est plus complexe », spécifie Mme Legault.

La CSTL reçoit un montant fixe pour aider chaque enfant. Une école avec un seul enfant en francisation doit être plus créative parce qu’elle n’a pas autant d’argent qu’une école avec plusieurs élèves qui ont besoin du service. Les enseignants utilisent des livres, des jeux, des logiciels informatiques et jumellent un élève avec un enfant francophone pour qu’il le guide. « Les gens sont très créatifs. Ils ne laissent jamais un enfant en panne », dit-elle.

Pour communiquer avec les parents qui ne parlent pas français, la CSTL a accès à une banque d’interprètes. « Il est important de pouvoir les aider à comprendre ce qui se passe avec leur enfant à l’école. » Mme Legault affirme que les jeunes s’adaptent très rapidement puisqu’ils veulent communiquer avec leurs copains de classe.

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