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Le PQ de Vaudreuil veut plus de pouvoirs régionaux

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 22:59
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Le PQ de Vaudreuil veut plus de pouvoirs régionaux
Les membres du Parti québécois de Vaudreuil lors de leurs discussions le 4 février dernier. (Bianca Diorio)
Ses idées bien reçues au conseil national du PQ
Le PQ de Vaudreuil veut plus de pouvoirs régionaux
Les représentants du Parti québécois de Vaudreuil ont participé au conseil national du parti du 13 au 15 mars, et son président, Claude Turcotte, est heureux que leur idée de régionalisation ait été bien reçue par les partisans.
Le PQ a subi de grands changements depuis la venue de Pauline Marois comme chef du parti. « Elle a le respect des militants », souligne Claude Turcotte. Cette atmosphère de collaboration a permis aux partisans de préparer leur plateforme électorale. « La blague était qu’on se serait cru à une assemblée du Parti libéral », a rigolé M. Turcotte. La plateforme électorale n’a pas été complètement refaite, mais certains points ont été débattus et quelques changements ont été proposés.
Régionalisation
La section de Vaudreuil a suggéré, lors du conseil national, de décentraliser les pouvoirs vers les régions. Cette idée de régionalisation a été discutée lors d’une rencontre avec les partisans de la région le 4 février dernier à Vaudreuil-Dorion.

M. Turcotte explique que Vaudreuil-Soulanges et les autres régions attendent trop longtemps des décisions politiques provenant de Québec. « Par exemple, avec le canal de Soulanges, nous attendons depuis trop longtemps la décision de Québec. Si les municipalités régionales de compté (MRC) avaient plus de pouvoir, le projet aurait avancé plus rapidement », estime-t-il.

Il voudrait voir plus de pouvoir et d’argent donné aux MRCs afin qu’elles prennent des décisions au chapitre régional. Les gens de la région connaissent mieux le territoire et ce que veulent les citoyens, dit-il. « La population serait mieux servie par une décentralisation. »
Souveraineté
Pauline Marois a voulu un débat sur la souveraineté lors du conseil national, mais a dit qu’elle ne veut pas promettre un référendum lors du premier mandat. M. Turcotte explique que le PQ veut prendre son temps pour bien expliquer les rouages d’un Québec souverain, avant d’entamer un autre référendum. « Madame Marois veut poser les ailes de la souveraineté. »

Marc Laviolette, candidat au PQ de Soulanges lors des dernières élections et maintenant président des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre, a poussé Mme Marois à promettre un référendum lors du premier mandat du PQ. « M. Laviolette et Mme Marois ont eu une discussion, et nous avons ensuite voté. » Seulement trois personnes ont voté du côté de M. Laviolette.

La souveraineté n’est pas claire dans la tête des gens, estime M. Turcotte. « Après tout, ils veulent savoir comment l’assurance chômage et les impôts fonctionneront, comment le Québec gérera des dossiers comme les parcs. »

M. Turcotte ajoute que le mouvement de décentralisation vers les régions est la première étape vers la souveraineté. « Nous devons présenter un plan d’affaires solide. Cela démontrera que le Québec est capable d’être souverain. »

Il dénonce aussi le fait qu’Ottawa a utilisé une grosse partie des 10 G$ de surplus pour repayer la dette. « Pendant ce temps, les provinces n’arrivent pas à joindre les deux bouts. »
Éducation
La priorité du PQ dans le domaine de l’éducation est de combattre le décrochage scolaire. Le taux de décrochage est beaucoup trop élevé, estime M. Turcotte, et il y a un manque de formation appropriée pour les jeunes qui ne désirent pas aller à l’université.

Le PQ veut aussi changer la façon dont les prêts et bourses sont octroyés. M. Turcotte donne comme exemple les étudiants dont les parents ont les moyens de payer l’université, mais refusent de le faire. Dans ce cas, les étudiants peuvent poursuivre leurs parents, mais il considère cette option une incongruité : « Les enfants ne veulent pas poursuivre leurs parents. » Il croit que la façon d’offrir des prêts et bourses devrait être révisée pour aider les étudiants dans des situations difficiles.

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