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Contrer le coût exorbitant des logements

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 21 mars 2008 à 22:59
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La SHAVS veut 300 logements abordables dans Vaudreuil-Soulanges
Contrer le coût exorbitant des logements
Vaudreuil-Soulanges compte de plus en plus de personnes qui ne peuvent se payer un logement, et la Société d’habitation abordable de Vaudreuil-Soulanges (SHAVS) a un criant besoin de logements à prix modique.
La SHAVS espère implanter 300 unités à travers la région d’ici trois ans, mais les terrains se font rares. Elle veut construire 15 immeubles de huit logements pour répondre à la demande. Depuis un an et demi, elle a rencontré huit municipalités afin d’obtenir des terrains pour construire ses bâtiments. Une municipalité est sur le point d’accepter la construction d’une première phase, soit quatre immeubles. Ghislaine Di Croce, conseillère en logement abordable à la SHAVS, espère que ce projet encouragera d’autres municipalités à offrir des terrains à cet organisme à but non lucratif. « C’est un investissement pour cette municipalité. Elle nous donne un terrain et elle recevra des taxes en retour. »

Mme Di Croce explique que le coût d’un logement acceptable dans la région frôle les 800 $ par mois, ce qui est beaucoup trop cher pour de nombreuses personnes. « De plus en plus de gens ont un emploi précaire, instable et un salaire très bas. »

Ce problème de pauvreté grandissante s’est révélé il y a quelques années. Mme Di Croce explique que les statistiques de 2003 démontrent que, sur 9 000 personnes vivant sous le seuil de la pauvreté dans Vaudreuil-Soulanges, 7 000 ont un emploi. C’est près de 80 % des gens qui, malgré un salaire, n’ont pas les moyens d’habiter dans Vaudreuil-Soulanges. Parmi ces personnes, on retrouve des travailleurs à l’emploi précaire, des étudiants, ou même des personnes en situation de divorce. Nombreux sont ceux qui consacrent 40 % de leur revenu mensuel au paiement de leur loyer. « Quelqu’un qui gagne 10 $ l’heure ou qui travaille à temps partiel ne peut pas arriver. »

De plus, le nombre d’appartements disponibles est à la baisse depuis l’an dernier. Entre 2005 et 2006, le taux de vacance de logements locatifs est passé de 0,8 à 0,4 %. Il est donc très difficile de trouver un logement dans la région. Mme Di Croce explique que certains propriétaires d’immeubles ont converti des appartements en copropriétés pour pouvoir les vendre, réduisant le nombre d’unités. Les statistiques démontrent que la région aurait besoin de plus de 1 200 nouveaux logements abordables d’ici 2016.
Logements indispensables
Mme Di Croce explique que les gens ne doivent pas s’inquiéter de l’implantation de logements abordables. « Les gens et les municipalités ont peur que ça devienne un ghetto de pauvreté. C’est un mythe. Ce sont des pères, des mères, des étudiants qui n’ont malheureusement pas un salaire pour se permettre un logement. »

Parmi la clientèle prioritaire de la SHAVS, on retrouve les couples, les personnes immigrantes, les chefs de famille monoparentale, les femmes seules défavorisées par les inégalités sociales et les jeunes. Cette clientèle forme 80 % des personnes ciblées.

La SHAVS croit que la région doit s’attarder aux conditions des bas salariés. Vaudreuil-Soulanges est en pleine croissance, et plusieurs industries auront besoin de main-d'œuvre. Des logements abordables sont nécessaires pour attirer et retenir les travailleurs dans la région. « Je pense que les gens vont voir que ce n’est pas si bête, ce projet », souligne Mme Di Croce.

Pour plus de renseignements sur la SHAVS, visiter le www.shavs.com.

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