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Le centre multidisciplinaire perd un partenaire

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 9:57
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Le centre multidisciplinaire perd un partenaire
Le terrain en face de la piscine de la Cité-des-Jeunes aurait pu servir à la construction d’un centre multidisciplinaire. La CSTL a dit non. (Daniel Cuillerier)
Le projet continue de l’avant
Le centre multidisciplinaire perd un partenaire
Le projet de construction d’un centre multidisciplinaire à Vaudreuil-Dorion a perdu la Commission scolaire des Trois-Lacs comme partenaire cette semaine.
En effet, la CSTL a décidé lundi lors de la séance des commissaires de ne pas appuyer, ni participer au projet d’un centre multidisciplinaire sur leurs terrains du campus de la Cité-des-Jeunes. Un choc total pour Lucie Vachon et Claude Chagnon, les principaux planificateurs pour ce projet d’envergure régionale. « C’est l’incompréhension », avoue M. Chagnon.

Cependant, le projet est toujours en développement et la Ville de Vaudreuil-Dorion continue toujours d’appuyer le projet. « Ce n’est pas fini. Le projet n’est pas mort » a dit Lucie Vachon, impliquée dans le projet.

Elle se dit déçue de la décision de la CSTL et croit que leur choix a été hâtif. La CSTL a rencontré le groupe planifiant ce projet à deux reprises, mais Mme Vachon indique qu’aucune vraie discussion n’a été entamée entre les deux parties et que les rencontres étaient trop courtes pour bien expliquer l’implication de la CSTL dans le projet. « Nous avons eu 30 minutes pour présenter le projet et la commission scolaire n’est même pas revenue avec des contre-propositions. On dirait que l’impact sur la communauté, les importe peu », affirme Claude Chagnon, un initiateur du projet.

Lors d’une rencontre avec Mme Vachon et M. Chagnon jeudi matin, la CSTL a cité comme préoccupation le coût de la construction, le manque de terrains pour la CSTL et aussi que le projet ne cadre pas avec la mission éducative de la CSTL.

Il ajoute qu’ils ont eu plusieurs réunions et discussions avec la Ville de Vaudreuil-Dorion pour élaborer le projet et que la population attend un tel projet avec impatience. « Nous avons l’appui de la ville, de tous les députés, de tous les organismes régionaux ».

Le projet pour Vaudreuil-Dorion est inspiré par le complexe sportif des Estacades à Trois-Rivières, un partenariat avec la commission scolaire et la ville. Cinq ans plus tard, ce centre en est à la troisième phase et a aidé à développer le sport-étude de la région et a donné un pied-à-terre pour les organismes régionaux.

C’est pendant les démarches de la Ville de Vaudreuil-Dorion pour obtenir les Jeux du Québec en 2010 que le groupe a réalisé l’importance de développer des infrastructures, surtout avec la croissance démographique de Vaudreuil-Soulanges.
Un projet d’envergure
Le bâtiment aurait une superficie de base de 10 200 mètres carrés et ne serait pas plus haut que l’école, soit une hauteur d’environ 40 m. Un étage aurait une piste athlétique de 200 m, et un terrain de soccer ou des terrains de volleyball au centre de la piste, ainsi que trois gymnases. Au rez-de-chaussée, le centre aurait une salle de musculation, une de « spinning », des salles pour des professionnels de la santé, un vestiaire, une boutique et une salle multifonctionnelle. Au deuxième étage, un autre gymnase double et un bistro seraient construits, des bureaux pour l’Action communautaire de Vaudreuil-Dorion seraient disponibles, ainsi que des salles de conférences et de multimédia. Au troisième étage, les organismes communautaires auraient des bureaux permanents. Un stationnement intérieur sous-terrain serait construit pour maximiser l’espace de stationnement sur le campus.

Le terrain de balle molle, en face de la piscine, qui servirait à la construction du centre, serait relocalisé aux frais de la Ville.
Coûts partagés
Le coût pour construire un tel centre serait environ 31 millions de dollars, un chiffre qui inquiétait la CSTL. « Compte tenu de l’ampleur des coûts, la CSTL n’est pas à l’aise d’être responsable de la dette contractée », explique André Barrette de la CSTL.

Cependant, M. Chagnon et Mme Vachon insistent que les risques pour la CSTL sont minimes. Le prêt hypothécaire est conditionnel à l’obtention de subventions de l’ordre de 12 millions de dollars du gouvernement fédéral et provincial. La Ville de Vaudreuil-Dorion s’est déjà engagée à verser 800 000$ par année pour 25 ans pour supporter le projet. « La Ville aurait « loué » un étage pour offrir aux organismes communautaires », explique le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon. « La Ville prenait un risque, mais nous avons besoin de locaux. La commission scolaire n’aurait pas à débourser ».

Déjà plusieurs groupes et associations sont prêts à signer un bail. « Plus de 55 % des revenus annuels sont déjà assurés pour le long terme », indique M. Chagnon.

Le centre serait géré comme un organisme à but non lucratif, avec un conseil d’administration composé de personnes de la CSTL, de la Ville et des organismes. « Si nous voulons promouvoir l’accessibilité au sport, il faut faire un projet communautaire, qui n’a pas comme but de faire des profits », dit Lucie Vachon.
Sport de haut calibre
La construction d’un tel centre pourrait aider à contrer l’exode d’entraîneurs de haut niveau. « Lorsque les jeunes arrivent à un niveau plus élite, dans certains sports, ils doivent quitter la région pour s’entraîner. Souvent, ils partent avec leur entraîneur », explique Claude Chagnon. Le centre créerait une expertise locale ».

Le club Gymini, par exemple, ne peut entraîner des athlètes de haut calibre, puisque le bâtiment qu’ils ont est trop bas.

« Il s’agit de développer une identité sportive pour la région », affirme Lucie Vachon.
Sport et réussite scolaire
Lucie Vachon ajoute qu’un tel centre aurait aidé la CSTL à augmenter son taux de réussite. La CSTL renchérit qu’un tel centre ne cadre pas dans sa mission éducative. Mme Vachon a soumis plusieurs études démontrant que les élèves qui pratiquent du sport ont de meilleurs résultats scolaires.

La CSTL dit ne pas avoir de plans pour un sport-étude, mais Mme Vachon dit que la demande existe. De plus, le taux de réussite à la Cité-des-Jeunes a chuté de 10 % dans les quatre dernières années, une statistique qui l’inquiète. Elle croit qu’avec le centre, les jeunes auraient un endroit pour faire du sport et bénéficier d’un lieu de rassemblement. Plusieurs jeunes, surtout les garçons, restent à l’école plus longtemps grâce au sport.

« Je pense que la CSTL n’a pas compris le projet. Elle devra s’interroger sur ses résultats scolaires. Ce n’est pas très positif. Peut-être que ce projet aurait aidé », suggère M. Pilon. Il ajoute que la Ville continue d’appuyer le projet, mais que sans l’appui de la CSTL, le projet deviendra plus un projet pour les résidents de Vaudreuil-Dorion que pour l’ensemble de la région. »

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Michel Lacerte

Commentaire mis en ligne le 20 mars 2008
Il y a quelques années la CSTL a fait démolir des terrains de basketball pour en faire un stationnement utilisé principalement pour accomoder les élèves qui viennent en voiture. Ce terrain est situé entre la piscine et l'école de la Cité des Jeunes. Est-ce que cela est dans la vocation de la CSTL d'offrir des stationnements pour voiture d'élèves à la place d'installation sportive? Je ne comprends qu'on invoque un manque de place pour construire des installations sportives mais qu'on en trouve pour stationner les automobiles d'élèves qui peuvent bénéficier du transport scolaire.Je rigole quand on invoque la sécurité diminuée en raison d'un accroissement de la circulation. Rendez vous à 16h20 à la sortie de ce stationnement et vous y verrez des jeunes sortir du stationnement en faisant crisser leurs pneus et en commetant un tas d'imprudences au milieu des autres jeunes qui quittent l'école à ce moment là et qui n'ont même pas un trottoir pour se réfugier.

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