Michael M Fortier et Christian Paradis entourés des producteurs agricoles présentateurs lors de la rencontre du 29 avril à Saint-Polycarpe. Photothèque
Présentation des véritables enjeux
Rencontre entre conservateurs et agriculteurs
Les producteurs agricoles de Vaudreuil-Soulanges en ont mis plein la vue au secrétaire d’État à l’Agriculture, Christian Paradis; le message a été entendu, la réaction est à venir.
Le 29 février dernier, le secrétaire d'État à l’Agriculture, Christian Paradis, est venu rencontrer des agriculteurs de Vaudreuil-Soulanges afin de discuter de diverses problématiques agricoles. Sous l’invitation du ministre et candidat conservateur Michael M Fortier et avec la collaboration de Roland Danault, président de l’UPA, section St-Polycarpe, les producteurs agricoles ont présenté leurs enjeux régionaux.
Cette réunion a permis d’étalir un premier contact entre les agriculteurs et le gouvernement. Selon monsieur Danault, dans un respect mutuel, les cinq dossiers portant sur l’étiquetage des produits alimentaires, l’industrie bovine et porcine, la production contingentée et le Programme Canadien de Stabilisation du Revenu Agricole étaient à la hauteur et le message a bel et bien été livré. Les intervenants Jean-Guy Vanier, président de l’UPA, section St-Clet, Jean-Claude Charrette de Rigaud, administrateur à la Fédération des producteurs de bœuf, Noël Bélanger de Ste-Justine, administrateur à la Fédération des producteurs de porcs, Louis-Marie Leduc de Sainte-Marthe, administrateur de l’UPA, section St-Rédempteur ainsi que Daniel Legault de Rigaud, administrateur à la Fédération des producteurs de lait, attendent maintenant une réponse sous la forme de propositions concrètes.
Des enjeux locaux
Parmi les enjeux abordés, le Programme Canadien de Stabilisation du Revenu Agricole (PCSRA) procure son lot de confusion auprès des agriculteurs. En 2007, la stabilisation du revenu et la protection en cas de catastrophe ont été regroupées en un seul programme. Roland Danault reconnaît que le programme est efficace lorsque les ventes sont élevées mais manque d’efficacité lors des périodes creuses. Depuis six ou sept ans, le PCSRA ne répond plus aux problèmes actuels.
Quant à la problématique de la production bovine, les divergences au chapitre des normes sanitaires entre le Canada et les États-Unis ne sont toujours pas équilibrées. Ainsi, un producteur canadien déboursera, en moyenne, 40 $ pour disposer d’un animal mort. Au chapitre de la production porcine, la force du dollar canadien et la grippe ont des effets désastreux sur le marché, sans compter la hausse faramineuse du grain (de 130 $ à 200 $/tonne de grain). Si le gouvernement n’intervient pas de façon urgente, monsieur Danault craint pour l’avenir de la ferme familiale.
Du côté de la production contingentée dans les secteurs du lait, des dindons et du poulet, les prix garantis protègent le consommateur. Toutefois, à l’échelle planétaire, le lait a subi une flambée des prix d’environ 50 % alors que les producteurs québécois ont bénéficié d’une hausse de seulement 4 %, il y a deux mois.
Lors de son allocution Christian Paradis a souligné l’attribution de 72 millions de dollars sur deux ans prévue dans le budget fédéral ainsi que l’accès aux 3,3 milliards en avances en espèces destinées aux agriculteurs canadiens. Maintenant que les enjeux ont été expliqués, il s’agit de s’assurer que ces argents soient versés directement aux producteurs agricoles pour le maintien de nos jardins et de nos terres.