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L’hôtel de ville ravagé par les flammes

Coteau-du-Lac

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 14 mars 2008 à 22:03
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L’hôtel de ville ravagé par les flammes
La mairie a été complètement rasée par les flammes. (Photo Daniel Cuillerier)
L’hôtel de ville ravagé par les flammes
Coteau-du-Lac
Mardi soir, vers 21 h 30, l’hôtel de ville de Coteau-du-Lac était en flammes. Une alerte générale des pompiers et un combat acharné n’auront pas pu sauver l’édifice.
La bâtisse est une perte totale. Selon Stéphane Massicotte, directeur du Service de sécurité incendie de Coteau-du-Lac, l’incendie était majeur. « Aucune vie n’était en danger, mais tous s’en souviendront longtemps parce que ça touche toute notre communauté », raconte-t-il.
Progression rapide
Les pompiers n’ont vraisemblablement pas eu de chance. À leur arrivée, le feu avait déjà pris de la force. « Le premier appel pour signaler l’incendie a été reçu vers 21 h 20. Au moment de l’appel, le feu se nourrissait probablement depuis quelque temps parce que, à notre arrivée, il courait déjà dans l’entretoit », relate Stéphane Massicotte, qui, dès le début, a lancé une alerte générale à tous ses pompiers. « Nous avons procédé à l’attaque initiale du feu, mais j’ai vite réalisé qu’il fallait passer en mode défensif et obtenir des renforts tant les flammes étaient vigoureuses », explique-t-il.
Renfort nécessaire
Quelques minutes après le début du combat, des pompiers du Service de sécurité incendie de la Régie intermunicipale du Lac Saint-François, de Salaberry-de-Valleyfield, de Saint-Clet et des Cèdres sont venus prêter main-forte à ceux de Coteau-du-Lac. « Vers 22 h, une cinquantaine de pompiers combattaient les flammes à l’hôtel de ville », précise Stéphane Massicotte, pompier depuis 15 ans à Coteau-du-Lac. Malgré ce renfort, le combat contre l’élément destructeur a été intense. Ce n’est que vers 2 h 30 de la nuit que Stéphane Massicotte a commencé à relâcher des unités d’incendie. « Le feu était à ce moment plus circonscrit », se souvient-il.
Sauver l’essentiel
Devant l’ampleur de l’incendie, Stéphane Massicotte a dû choisir les zones du bâtiment à protéger; impossible de tout sauver. « Aucune vie n’était en danger et nous ne pouvions à l’évidence combattre tout le brasier. Le feu était trop gros pour notre capacité en eau et en ressources. Il a donc fallu se concentrer sur ce qu’on pouvait encore sauver, c'est-à-dire les voûtes, situées à l’arrière de la bâtisse », explique celui qui savait que leur contenu était essentiel à l’administration municipale et à la communauté.
Voûtes sauvées
Et les pompiers ont réussi l’exploit. « Une des voûtes était bétonnée, mais l’autre était simplement de bois et de gypse, avec une protection accrue contre le feu. Il fallait donc évidemment la protéger du feu, mais aussi de l’eau », raconte monsieur Massicotte. Le tour de force a heureusement été possible à réaliser. « On a pu se permettre d’y concentrer nos efforts et nos ressources parce qu’il n’y avait pas de risque de propagation à d’autres bâtiments environnants. La majorité des pompiers a donc combattu à l’arrière. Dans les circonstances, nous avons travaillé à la mesure de nos capacités et notre rôle a été bien accompli », souligne le directeur du Service de sécurité incendie de Coteau-du-Lac
Origine suspecte?
Selon Stéphane Massicotte, malgré la férocité de l’incendie, rien ne laisse croire que ce dernier soit d’origine criminelle. « Considérant l’âge de la bâtisse, sa conception, la présence de plusieurs entretoits, il n’était pas surprenant du tout pour nous de voir la progression des flammes. À notre sens, rien ne laissait présager la présence d’un acte criminel et d’un quelconque accélérant. » Le maire de la ville, Robert Sauvé, abonde dans le même sens. « La bâtisse de l’hôtel de ville a probablement été construite dans les années ‘50 et a subi rénovations par-dessus rénovations au fil des ans. Certaines structures étaient encore d’origine et le bois était évidemment assez sec, alors l’ampleur du brasier n’est pas surprenant », explique-t-il, précisant en plus qu’aucune menace n’avait été reçue à la ville pouvant laisser croire à un acte criminel.
Enquête en cours
Une enquête pour déterminer si l’incendie est d’origine accidentelle ou criminelle est néanmoins actuellement en cours par la Sureté du Québec. « Normalement, dit Stéphane Massicotte, c’est notre département d’incendie qui devrait enquêter. Par contre, question de transparence, nous avons d’emblée décidé de confier l’enquête à la Sureté du Québec », explique-t-il. L’enquête, débutée dès le lendemain du sinistre, servira à déterminer l’origine exacte de l’incendie. Stéphane Massicotte, de son côté, affirme que les flammes auraient pris naissance près de la réception de l’hôtel de ville. Tout son service d’incendie collabore déjà sans retenue à l’enquête de la SQ.

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