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À quand l’implication du fédéral pour le canal de Soulanges?

Alors que le processus décisionnel est avancé au provincial

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 7 mars 2008 à 23:07
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À quand l’implication du fédéral pour le canal de Soulanges?
Lucie Charlebois. (Photo Stéphane Fortier)
À quand l’implication du fédéral pour le canal de Soulanges?
Alors que le processus décisionnel est avancé au provincial
Soulanges – Dans le dossier de la réouverture du canal de Soulanges, plusieurs élus régionaux et gens d’affaires s’impatientent de voir le gouvernement fédéral prendre position. Qu’en pensent Lucie Charlebois et Michael M Fortier?
D’un côté, la députée provinciale de Soulanges, Lucie Charlebois, est impliquée dans le dossier depuis de nombreuses années; de l’autre, le représentant non élu des conservateurs fédéraux dans Vaudreuil-Soulanges, Michael M Fortier, est critiqué pour son immobilisme. Une entente entre les deux parties se pointra-t-elle à l’horizon? Une chose est sûre : dans le dossier du canal de Soulanges, tous considèrent que les deux paliers de gouvernement doivent s’impliquer financièrement pour que la réouverture se fasse. « Au même titre que le gouvernement provincial, le fédéral est sollicité à 50 % pour la réalisation de ce projet », assure Albert Daoust, qui a toujours véhiculé le même message. À l’heure où le projet est présentement à l’étude à Québec, plusieurs se demandent où est rendu le dossier à Ottawa et si le fédéral voudra bien s’impliquer.
Réponse de Michael M Fortier
L’aspirant député fédéral dans Vaudreuil-Soulanges ne nie pas que le fédéral doive s’impliquer dans le dossier du canal. Il affirme par contre ne pas avoir tous les outils en main pour porter le dossier à Ottawa. « En ce qui a trait au canal de Soulanges, Lucie Charlebois m’en a effectivement parlé, mais elle n’est pas ministre et ne parle donc pas officiellement au nom de son gouvernement. C’est la raison pour laquelle le premier ministre Charest a demandé à son ministre Bachand de s’en occuper. Mais à ce jour, je n’ai toujours pas reçu de proposition officielle du gouvernement du Québec et je ne peux pas aller voir mon premier ministre avec les mains vides et sans un dossier concernant le canal », a lancé Michael M Fortier. Ainsi, monsieur Fortier attendrait plus que les correspondances officielles de Lucie Charlebois à cet effet et les rencontres répétées pour conclure le dossier.
Incompréhension de Lucie Charlebois
La réaction de la députée ne s’est pas fait attendre. « Michael Fortier a été avisé à maintes reprises de l’importance du dossier du canal. Ça ne me rentre pas dans la tête qu’il attende pour agir », exprime celle qui sait néanmoins qu’il ne sera pas celui qui prendra une décision. « Si, comme députée, j’ai réussi à amener le dossier aussi haut à Québec (même Jean Charest a l’impression de dormir avec le canal), je ne peux pas croire qu’il ne peut pas convaincre son collègue ministre de s’asseoir avec nous », explique-t-elle, convaincue du pouvoir politique de Michael M Fortier. « La réouverture du canal amènerait des retombées claires à Montréal, et il [Michael M Fortier] est lui-même ministre responsable de la région de Montréal. Et puis, s’il veut se faire élire dans Vaudreuil-Soulanges… », laisse-t-elle sous-entendre.
Travailler ensemble
En fait, ce que souhaite la députée Lucie Charlebois est que le provincial et le fédéral travaillent ensemble pour en arriver à une entente de financement. « Il [Michael M Fortier] devra mettre de la nourriture dans le cabaret avec nous et non pas attendre qu’on lui apporte tout cuit. Il faut simplement trouver des façons d’aménager la collaboration provincial-fédéral », résume-t-elle, comparant le dossier à celui de deux colocataires. « Tout ça peut et doit se faire en équipe. On peut tous en discuter et en parler longtemps, mais on peut aussi s’asseoir et faire partie de la solution », ajoute-t-elle, lançant à Michael M Fortier le défi d’agir en ce sens.

« Je respecte Michael Fortier, mais je m’impatiente et je veux que les choses avancent. Après tout, j’ai deux drapeaux dans mon bureau », illustre-t-elle en riant, souhaitant, somme toute, beaucoup plus une collaboration qu’une confrontation.

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