Les employés du Manoir Harwood exercent des pressions relativement à leur convention collective. (Daniel Cuillerier)
Une grève peu probable
Négociations au Manoir Harwood
Une quarantaine d’employés de la résidence pour personnes âgées Manoir Harwood annoncent qu’ils risquent de faire la grève si les négociations de leur nouvelle convention collective n’aboutissent pas.
Sans contrat depuis le 11 juillet 2007, les employés demandent une hausse salariale et une meilleure reconnaissance de leur travail. « Notre cause est juste, et nos attentes sont raisonnables. Le travail que nous accomplissons est fondamental pour le Manoir, et nous nous attendons à ce que nos efforts soient justement rétribués », déclare Diane Ouellet, la présidente de l’exécutif syndical du Manoir.
Le syndicat et les patrons sont en négociation, mais iront en conciliation d’ici peu. Le propriétaire du Manoir Harwood, Claude Blanchard, affirme que les négociations vont bien et ne croit pas qu’une grève soit déclenchée.
« La partie patronale refuse d’accorder des augmentations salariales qui reconnaissent l’engagement et la loyauté du personnel envers le Manoir et ses bénéficiaires », renchérit Mme Ouellet.
Le syndicat représente une quarantaine d’employés, soit les infirmiers, les préposés aux bénéficiaires, les responsables des activités, ainsi que les gens à l’entretien ménager et à la cuisine.
Si une grève est déclenchée, la résidence, quoique privée, est soumise à la loi sur les services essentiels. « Le propriétaire et le syndicat doivent discuter et s’entendre sur un ratio approprié pour assurer les services aux bénéficiaires », explique Mélanie Malenfant, conseillère aux communications et au développement de projets à la Fédération des travailleurs du Québec. Elle ajoute que les résidents continueront d’avoir tous les services essentiels.