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La Pointe-du-Moulin est sauvée

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine réagit

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 29 février 2008 à 23:59
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La Pointe-du-Moulin est sauvée
Les guides-interprètes et les personnages d’époque continueront à animer la Pointe-du-Moulin en 2008, grâce à des fonds exceptionnellement débloqués par Québec. En 2009, c’est la région qui devra prendre la relève. (Photothèque)
La Pointe-du-Moulin est sauvée
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine réagit
Québec – Le député de Vaudreuil, Yvon Marcoux, s’exclame de joie. Ce jeudi 28 février, en après-midi, la ministre Christine St-Pierre lui confirme que 100 000 $ seront débloqués pour permettre à l’animation de la Pointe de survivre en 2008. Une grande nouvelle pour la région.
« Je peux vous confirmer que la ministre de la Culture, des Communications et de la condition féminine (MCCC) renouvelle le budget d’animation de la Pointe-du-Moulin pour un an. C’est une nouvelle exceptionnelle », exprime d’entrée de jeu Yvon Marcoux, visiblement heureux du dénouement de la crise. Au cours des dernières semaines, la nouvelle était sortie au grand jour : le Parc historique de la Pointe-du-Moulin vivait une crise de financement qui menaçait l’avenir de la saison touristique 2008. C’est maintenant chose du passé. Le député le confirme avec enthousiasme, le MCCC transférera, comme les années passées, 100 000 $ à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), propriétaire du parc, afin qu’on y tienne des activités d’interprétation du patrimoine et d’animation. « Ça permettra d’éliminer des incertitudes pour cette année », a lancé le député, soulagé.
Décision rapide et attendue
Yvon Marcoux se dit particulièrement reconnaissant envers la ministre, qui a compris l’urgence de la situation et l’importance d’agir vite. « Je tiens à la remercier, parce qu’elle a pris une décision rapide, malgré qu’il s’agisse d’un montant d’argent considérable. Elle a été très sensible au fait qu’il est grandement préférable de maintenir les activités plutôt que de tenter de les redémarrer », a-t-il précisé. Quant à Odette Lalonde, attachée politique d’Yvon Marcoux, elle est également très satisfaite de cette nouvelle. « Plusieurs croyaient que les pressions n’aboutiraient pas, mais monsieur Marcoux a fait en sorte que ça fonctionne », résume-t-elle. D’ailleurs, elle mentionne qu’il avait demandé un délai à l’Agence métropolitaine de transport (AMT) afin que les Trains de la découverte de l’île Perrot ne soient pas annulés en 2008. Il avait réussi à gagner du temps, si bien que ces circuits touristiques seront sauvés in extremis.
Sursis apprécié
« Cette décision du MCCC permettra effectivement de maintenir le site dans les réseaux touristiques en 2008 », a ajouté monsieur Marcoux. Le sursis accordé par le MCCC est donc salutaire. À la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, on pousse aussi un soupir de soulagement. C’est l’équipe municipale qui, la première, avait exhorté les autorités d’accorder un sursis d’un an à la Pointe. « Je suis très très heureux de la nouvelle, lance Serge Roy, maire. Je suis content de pouvoir garder le parc ouvert, non seulement pour Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, mais aussi pour la région », a-t-il dit. Celui qui dit n’avoir compris l’urgence d’agir que très récemment est maintenant reconnaissant d’avoir le temps de prendre le dossier en main avec d’autres partenaires de la région et de trouver des fonds pour préparer la saison 2009. Exactement ce qui a motivé la décision de la ministre. « Ce sera une année de transition qui permettra à la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot et ses partenaires de développer un plan stratégique pour l’avenir de la Pointe-du-Moulin », explique Yvon Marcoux.
Qui gérera?
Quant à savoir qui la SODEC chargera de gérer ce budget de 100 000 $, l’entreprise privée Cogestion ou la Ville, nul ne le sait encore. À la Ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, on assure que, si on devait hériter dès maintenant de l’animation de la Pointe, on y arriverait certainement. « Je ne suis pas inquiet pour gérer le site dès maintenant, lance le maire Serge Roy. On a une équipe de confiance et très qualifiée pour accomplir cette tâche et on va se débrouiller. On a même fait officiellement une demande à la SODEC en ce sens », annonce-t-il. Si jamais Cogestion devait reprendre l’animation cette année, la Ville restera assurément impliquée de près, occupée à préparer la relève. « À l’avenir, nous avons l’intention de rester à la tête du dossier. On sait où on s’en va », a conclu le maire, enthousiaste.

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