Le presbytère de la paroisse Sainte-Justine, où loge la bibliothèque municipale, est à vendre au plus offrant. (Daniel Cuillerier)
Le presbytère et la maison du sacristain sont à vendre
Sainte-Justine-de-Newton
La ronde des liquidations de propriétés appartenant au patrimoine religieux se poursuit dans la région, plus particulièrement à Sainte-Justine-de-Newton.
Après la mise en vente de l’église de Très-Saint-Rédempteur et de son presbytère (dossier toujours en cours) de même que de celle de Pointe-Fortune, de récente mémoire, voilà que la Fabrique de Sainte-Justine annonce la vente de son presbytère et de sa maison du sacristain.
Dans un communiqué qu’il faisait parvenir au Journal, le curé de la paroisse, Guy Lavoie, également responsable des paroisses Saint-Polycarpe et Sainte-Marthe, avise la population de la vente de ces deux édifices afin, dit-il, de pouvoir conserver l’église et le culte qui s’y rattache. Lors d’une rencontre avec ses paroissiens en novembre dernier, la majorité d’entre eux avaient approuvé la démarche de la Fabrique.
Au dire du curé Guy Lavoie, la vente de ces deux édifices assurera à la Fabrique un capital de base afin qu’elle assume ses frais annuels et lui permettra de se constituer un coussin dans l’éventualité de réparations urgentes et dispendieuses. Ce geste permettra à l’Église de survivre et de respirer plus à l’aise à une époque où les paroisses sont étouffées par les dettes.
Approbation
Un des membres du conseil des affaires économiques du diocèse de Valleyfield, Luke De Stéphano, rappelle que seules les fabriques ont le pouvoir de décider de la vente des édifices paroissiaux. « Au conseil, nous examinons les demandes des Fabriques avant de leur donner le feu vert. Dans le cas de Sainte-Justine, la fabrique a effectivement obtenu l’accord du conseil et, par le fait même, du Diocèse », explique M. De Stéphano. En effet, le Diocèse se garde tout de même un droit de regard sur le bien-fondé et les modalités de la vente d’un immeuble religieux. Il n’est pas non plus question de donner n’importe quelle vocation à un ancien édifice paroissial. C’est dire que la vente devra être soumise à l’approbation de l’évêque.
Pourquoi vendre en cascade des immeubles appartenant au patrimoine religieux? « La plupart du temps, les paroisses n’ont plus les moyens d’assumer les coûts d’entretien et les réparations nécessaires à effectuer aux églises et aux presbytères. Dans le cas de Sainte-Justine-de-Newton, la maison du sacristain n’avait plus d’utilité depuis longtemps et le presbytère est loué à la Municipalité afin qu’il abrite la bibliothèque », indique M. De Stéphano.
Si la maison du sacristain, endroit où demeurait anciennement le bedeau, n’a plus son utilité, celui qui s’en portera acquéreur devra tenir compte d’un facteur important. « En 1965, la Municipalité et la Fabrique s’étaient entendues pour l’utilisation du terrain situé devant la maison du sacristain. Un contrat de servitude s’est donc établi entre les deux parties. Une réserve souterraine a été aménagée afin de fournir de l’eau en quantité suffisante aux camions du service des incendies », rappelle Luke De Stéphano.
Un agent d’immeuble, Richard Campeau, du Groupe Immobilier Jean-François Blanchard, est chargé de la vente de la maison du sacristain, située au 2743, rue Principale. On peut le joindre au 450 377-6566 ou au 1 800 677-8666. Quant au presbytère, situé au 2709, rue Principale, une journée de visite aura lieu le dimanche 16 mars de 13 h à 16 h 30. Les offres d’achat doivent être faites par écrit au père Guy Lavoie avant le 30 mars au 2709, rue Principale, Sainte-Justine-de-Newton QC J0P 1T0.
Par ailleurs, le dossier de la vente de l’église et du presbytère de Très-Saint-Rédempteur est toujours à l’étude. Si la Fabrique Sainte-Madeleine n’était pas opposée à vendre les édifices paroissiaux pour 1 $ à la Municipalité, il semble que le Diocèse de Valleyfield ne voit pas tout à fait les choses du même œil.