Charles Fordham, Stéphane Hamel et Jean-François Blanchard, de l’Association des gens d’affaires de Soulanges, ont demandé à tous d’écrire à Jean Charest pour qu’une décision soit prise rapidement dans le dossier du canal de Soulanges. (Daniel Cuillerier)
Le canal de Soulanges compte sur Charest
Le feu vert pourra être donné d’ici peu
La décision de rouvrir le canal de Soulanges est dans les mains du premier ministre du Québec, Jean Charest, et la région réclame que le projet puisse débuter dès cette année.
« Il est temps d’agir », dit Stéphane Hamel, le président de l’Association des gens d’affaires de Soulanges (AGAS). « Nous demandons au gouvernement du Québec de concrétiser 20 ans de travail acharné. » Au nom de l’AGAS, il invite les gens, , à se mobiliser et à écrire aux députés pour qu’une décision soit prise le plus vite possible.
Les dernières études ont été complétées en décembre 2007, et la Régie intermunicipale du canal de Soulanges n’attend que le feu vert du premier ministre Jean Charest pour entreprendre les travaux.
Tous ont peur que, si la décision est trop retardée, le projet ne voie pas le jour avant de nombreuses années. « Si on remet ça sur la tablette, dans deux ans il faudra refaire toutes les études », dit Charles Fordham, de l’AGAS.
« Nous n’avons jamais été aussi près du but », affirme Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac. Le moment ne peut pas être plus propice pour aller de l’avant. »
De plus, les coûts du projet pourraient augmenter si la décision finale n’est pas prise bientôt. Le coût du projet est maintenant de l’ordre de 160 M$. Cette somme n’inclut pas les coûts pour le port de Soulanges, qui seront assumés par des investisseurs privés. « Mais on doit comprendre qu’il ne faut pas voir ces millions de dollars comme une dépense majeure, mais comme un investissement pour la région », dit M. Fordham. La région pourra devenir un endroit touristique d’envergure et jouirad’importantes retombées économiques.
Un projet bien vivant
Robert Sauvé dit qu’il comprend que la population se demande si le projet naîtra réellement un jour. « C’est sûr, nous travaillons depuis 16 ans. Mais il faut penser qu’un projet comme celui de Tremblant a pris 10 ans d’études. Nous ne sommes pas l’exception à la règle. »
M. Fordham ajoute que des études exhaustives étaient nécessaires pour bien planifier les travaux et les coûts. « M. Charest voulait s’assurer du coup. Lorsqu’on parle d’argent public, on peut comprendre que ces études ne soient pas un luxe. »
Albert D’Aoust, le directeur général de la Régie, ajoute que les études environnementales, sociales, économiques et d’impact ont toutes été faites.
Pressions politiques
Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, interpelle le gouvernement fédéral, plus particulièrement le ministre des Travaux publics, Michael M Fortier, de faire des pressions politiques auprès du gouvernement provincial pour finaliser le dossier. « Nous avons entendu M. Fortier dire à Saint-Lazare qu’il aiderait dans le dossier. Mais ce ne furent que des promesses non tenues. Il ne faut pas qu’il soit passif s’il veut se faire élire dans la région. »
Michael M Fortier affirme qu’il a rencontré la Régie il y a un an pour comprendre le projet, mais qu’il doit attendre la décision du gouvernement provincial avant de s’impliquer.
M. Ménard souligne que la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, avait énormément aidé à faire avancer le dossier.
M. Sauvé ajoute que les deux paliers de gouvernement doivent travailler en concertation pour prendre une décision rapide et voir la construction débuter en 2008. « Si nous pouvions, nous aimerions avoir la réponse demain matin », dit Jean-François Blanchard, de l’AGAS. « Nous sommes prêts. »