La 20 d’ici 2012, selon une première ébauche
Études, consultations, plans : passage long mais obligé
Une longue démarche a été entreprise cette semaine visant à mener à bien le parachèvement de l’autoroute du Souvenir à Vaudreuil-Dorion, Pincourt, Terrasse-Vaudreuil et L’Île-Perrot.
« Nous lançons les appels d’offres pour la réalisation des études d’avant-projet du parachèvement de ce tronçon et, pour la première fois, nous faisons le dépôt officiel d’un calendrier qui prévoit l’amorce des travaux à compter de 2012 », a dit le député de Vaudreuil, Yvon Marcoux, accompagné du directeur au ministère des Transports (MTQ) pour la Direction de l’Ouest-de-la-Montérégie, Bernard Caron.
« Nous sommes satisfaits de voir que le projet franchit cette importante étape. Avec la réalisation de l’avant-projet et de l’étude d’impact sur l’environnement, c’est tout le processus de consultation publique qui prendra bientôt son envol et permettra au projet de se concrétiser », a expliqué Yvon Marcoux.
Long processus
Le projet, pour lequel le gouvernement entend déposer 3 M$ au cours de la présente année, sera cependant long, s’il faut en croire le calendrier présenté cette semaine. « Nous savons que ce sera long, mais c’est la raison pour laquelle nous commençons dès maintenant. Ces travaux sont nécessaires, et nous ne pouvons y échapper. Autant aller de l’avant dès maintenant », a expliqué le député. Le processus de consultation publique qui se mettra en branle dans les prochains mois sera effectivement long, mais il permettra au ministère des Transports de bien informer les citoyens et les commerçants locaux sur le parachèvement de l’autoroute du Souvenir sur près de 7 kilomètres. « Nous allons recueillir les commentaires des gens et ainsi nous assurer que le projet s’intègre le mieux possible dans son milieu », dit Bernard Caron, du Ministère. À la suite de l’évaluation environnementale, le gouvernement pourra prendre sa décision quant aux modalités de réalisation et permettre au MTQ de procéder à l’élaboration des plans et devis nécessaires à la réalisation du projet sur le terrain.
Réticences et questionnements
Si d’aucuns s’entendent pour dire que le projet est majeur, essentiel et vital pour la région, plusieurs intervenants collés au dossier s’interrogent sur sa faisabilité, mais aussi et surtout sur ses échéances. « Est-ce nécessaire que ce soit aussi long? Si le gouvernement possède déjà plus de 80 % de l’emprise pour tout le territoire visé, devons-nous obligatoirement passer par les audiences du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) et les études environnementales? » demande Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion, inquiet de voir les commerçants déserter depuis un bon moment déjà le boulevard Harwood. « S’il est possible de raccourcir les délais, ce sera tant mieux, mais il faut comprendre que les étapes sont réglementaires et que nous sommes assujettis à ces règles. Il y a également l’étude sur l’urbanisme qui est importante pour mesurer l’impact, le bruit, la pollution sur les résidents, les commerces et la population », dit Yvon Marcoux, avouant toutefois que le parachèvement de l’autoroute du Souvenir se voudra structurant pour l’économie tout en accroissant la fluidité du trafic et en rendant plus sécuritaires les déplacements des citoyens.
Richard Périard, qui parle en sa qualité de commerçant, pense de son côté que l’annonce n’est que de la poudre aux yeux. « C’est pour calmer les esprits qui s’échauffent dans la région. Ils veulent calmer les commerçants et les gens d’affaires qui chialent déjà à propos du pont Galipeault. Il y a déjà assez d’impacts sur la circulation sans qu’on ait à en ajouter. Ils auraient dû faire un seul projet incluant la 20, la 30 et le Pont », dénonce le propriétaire de Caméra Expert de Dorion.
Même discours du côté de Georges Robitaille, directeur général de Terrasse-Vaudreuil. « Si ça continue comme ça, je ne serai plus à la municipalité quand ça va arriver. Ce sont de beaux plans, mais les délais me semblent trop longs », a-t-il laissé savoir.
Pour Gérard Farmer, de Serca, les délais sont pourtant essentiels. « Oui ils sont longs, mais ils sont nécessaires par souci des impacts. C’est intéressant de voir que ça commence. À quelle heure ce sera fini? On ne le sait pas, mais au moins ça commence », a-t-il conclu.
jean-pierre lefebvre
Commentaire mis en ligne le 21 février 2008Tres bon article qui nous confirme que le gouvernement ne fais rien tres vite.Mais si possible j'aimerais savoir quel sont les travaux envisages.
Merci