Trois ponts sous surveillance dans Vaudreuil-Soulanges
Le MTQ reprend 23 ponts municipaux
Vaudreuil-Soulanges - Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a annoncé que les municipalités n’auront plus à payer pour les réparations de ponts sur le réseau municipal puisqu’il reprend la responsabilité de gérer plus de 4 000 ponts.
Désormais, le Ministère gérera 4 280 ponts situés sur le réseau des municipalités. Dans Vaudreuil-Soulanges, ce sont 23 ponts qui sont maintenant sous la responsabilité complète du ministère des Transports. Huit autres ponts sont dans Salaberry-de-Valleyfield. « Ces ponts ont toujours été inspectés par le ministère des Transports. Nous faisions des recommandations aux municipalités, et elles décidaient des réparations qui seraient faites », dit Julie Morin, du ministère des Transports du Québec. Maintenant, le MTQ assurera l’inspection, la réparation des ponts et les coûts liés à la gestion de ces ponts.
Cette décision a été prise à la suite de l’étude du rapport de la Commission d’enquête sur le viaduc de la Concorde, qui demandait au gouvernement de revoir le cadre de gestion des ponts du réseau routier municipal. Ces ponts étaient gérés par les municipalités depuis 1993.
Neuf de ces ponts sont dans Coteau-du-Lac, huit à Vaudreuil-Dorion, quatre à Rigaud et huit à Salaberry-de-Valleyfield. Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Rivière-Beaudette et Sainte-Justine-de-Newton ont chacune un pont sur cette liste.
Le MTQ prévoit investir 100 millions de dollars sur les ponts du réseau routier municipal en 2008 et en 2009. Le MTQ estime que 2 400 des 4 280 ponts, soit 56 %, doivent être réparés ou remplacés au cours des prochaines années.
Inspection approfondie pour trois ponts
Parmi ces 4 280 ponts, 23 sont situés dans l’ouest de la Montérégie et seront évalués en profondeur puisqu’ils constituent des structures à dalle épaisse sans armature de cisaillement. « À la suite des recommandations de la commission Johnson, nous devons nous assurer que la structure de ce type de ponts, à dalle épaisse, est sécuritaire », explique Julie Morin. Ces structures peuvent être vulnérables aux fissures internes si le béton d’origine est de moindre qualité.
Elle insiste que ces ponts ne présentent pas de danger immédiat, mais qu’une inspection approfondie permettra des réparations pour éviter une dégradation trop sévère.
Deux ponts à Coteau-du-Lac traversant la rivière Deslisle et le pont au-dessus de la rivière Quinchien sur la rue Ouimet à Vaudreuil-Dorion font partie des 23 ponts dont la dégradation fera l’objet de surveillance.