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Un jeune Lazarois réalise son rêve

Grâce au Club Richelieu

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 2 février 2008 à 13:02
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Un jeune Lazarois réalise son rêve
Benjamin Landry caressait l’espoir de rencontrer un jour les personnages de Walt Disney en Floride. C’est chose faite grâce aux Richelieu. (Photothèque)
Un jeune Lazarois réalise son rêve
Grâce au Club Richelieu
SAINT-LAZARE – Le Club Richelieu de Saint-Lazare, grâce à un généreux don à la Fondation Rêves d’Enfants, a récemment permis à un jeune Lazarois atteint d’hémophilie de réaliser un grand rêve.
En effet, Benjamin Landry caressait l’espoir de rencontrer un jour les personnages de Walt Disney en Floride. Cet espoir s’est transposé en une réalité bien palpable lorsque, il y a quelques mois, au cours d’un séjour dans un centre hospitalier, la famille de Benjamin découvre qu’il est admissible au programme de la Fondation Rêves d’Enfants. Il n’en fallait pas plus pour que Magalie Rinfret et Jean-Benoit Landry, parents de Benjamin, et Daphné, sa grande sœur, pour s’informent sans hésitation de ce programme. Entre-temps, le Club Richelieu, dans le cadre de sa mission d’aider la jeunesse, avait justement fait un don de 6 000 $ à la Fondation, et ce, à la condition de privilégier un enfant lazarois. Ne restait plus qu’à calculer « 1+1 » et voilà Benjamin et la petite famille dans l’avion en partance pour Orlando. C’était en novembre dernier.
Benjamin, un cas peu courant
Les gens atteints d’hémophilie ne sont déjà pas légion, mais le type avec lequel doit composer Benjamin Landry l’est encore moins. « L’hémophile est une maladie rare et peu connue. Il n’y a que six autres personnes dans tout le Québec qui vivent le même type de problème que Benjamin. Il s’agit d’une maladie héréditaire, et Benjamin, de son côté, souffre, depuis sa naissance, d’hémophilie A sévère avec la complication de la présence d’inhibiteurs », explique Magalie Rinfret. Justement, il y a quelques jours, la petite famille a appris que les inhibiteurs de Benjamin s’étaient presque entièrement résorbés, ce qui l’amènera vers une vie plus normale. Bien sûr, il doit rayer de sa vie la plupart, sinon la totalité, des sports. Cela tombe bien, Benjamin est plutôt un intellectuel, même si l’un n’empêche pas l’autre, bien sûr. « Depuis quatre ans, Benjamin suivait un traitement afin de détruire les inhibiteurs. Ces inhibiteurs empêchaient le coagulant d’agir et ne protégeaient pas Benjamin contre les saignements. Les saignements chez Benjamin ont été concentrés davantage à ses chevilles. Il nécessitait une surveillance accrue et constante afin d’éviter les saignements, qui ne peuvent qu’être traités une fois qu’on s’aperçoit qu’il saigne (douleur, enflure…) », expliquait Magalie Rinfret dans une lettre envoyée au Club Richelieu pour le remercier de sa générosité. Un changement bénéfique de traitement a récemment contribué à chasser ces inhibiteurs.

Depuis quelque temps Benjamin reçoit des traitements de physiothérapie intensive afin de renforcie son corps, qui est passablement faible en raison de l’inactivité du jeune garçon. « Les dommages faits à ses articulations sont permanents à cause des saignements répétés à ses chevilles depuis trois ans », souligne Mme Rinfret. Pendant une année et demie, Benjamin a été confiné à un fauteuil roulant. Dans certains cas, il ne pouvait que se déplacer qu’à quatre pattes.
Brave petit bonhomme
Dire de Magalie Rinfret et Jean-Benoit Landry qu’ils ont beaucoup d’admiration pour leur petit champion relève purement de l’euphémisme. « Nous très fiers de lui, de son attitude exemplaire devant la maladie, de sa grande patience. Pour un petit bonhomme de 8 ans, il fait preuve de beaucoup de courage, indique Magalie Rinfret. Benjamin, malgré cette maladie qui limite beaucoup sa vie d’enfant, est un petit garçon joyeux, intelligent et qui apprend à vivre avec sa maladie », mentionne Mme Rinfret.

Quant à son voyage, il en garde des souvenirs impérissables. De nature assez réserve, il est toutefois facile de percevoir la joie chez Benjamin d’avoir vécu une si belle expérience auprès de Mickey et sa bande et d’avoir visité de si belles attractions. « Il revient encore sur le sujet, même si le voyage date de deux mois. Il est assez discret d’habitude et s’il agit ainsi, c’est signe qu’il a vraiment aimé », affirme Mme Rinfret, laquelle, très touchée, se joint au papa pour remercier les Richelieu de Saint-Lazare et la Fondation Rêves d’Enfants.

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