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La CSUR prête à partager son expertise

Elle est un modèle pour le branchement d’Internet à haute vitesse

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 25 janvier 2008 à 13:35
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La CSUR prête à partager son expertise
Des administrateurs de la CSUR, fiers de leurs nouvelles antennes. (Photothèque)
La CSUR prête à partager son expertise
Elle est un modèle pour le branchement d’Internet à haute vitesse
TRÈS-SAINT-RÉDEMPTEUR – Plusieurs résidents de certaines municipalités du Québec éprouvent des difficultés à obtenir un service Internet à haute vitesse de qualité. La raison? Principalement parce que leur domicile est situé dans un secteur où le signal Internet a plus de difficulté à se frayer un chemin.
Les régions valonnées, montagneuses et boisées sont défavorisées quand vient le temps de recevoir un signal d’Internet à haute vitesse. « Un peu partout, ces gens n’ont même pas accès à la fibre optique, même si elle leur passe sous le nez. Et la solution passe par la fibre optique », nous dit Benoît Guichard, de la CSUR (Coop de solidarité du Suroît).

Le développement des municipalités de Vaudreuil-Soulanges passe inévitablement par la disponibilité du service Internet à haute vitesse. Et pas seulement des municipalités. « Nous perdions des contrats corporatifs parce que nous n’étions pas branchés sur la haute-vitesse », mentionne Linda Gallant, de l’Auberge des Gallant à Sainte-Marthe. « J’aimerais que les gens d’ici réalisent à quel point le projet de la CSUR a été une réussite. C’est devenu un service essentiel que d’être branché à Internet à haute vitesse. Moi, je suis branchée continuellement pour faire tourner la business, affirme Mme Gallant. La femme d’affaires mentionne que l’antenne installée sur sa propriété permet à des résidents des alentours, dont ceux du rang St-Henri à Sainte-Marthe, de recevoir le signal haute-vitesse.
Les municipalités doivent s’impliquer
Le problème de branchement des résidences moins accessibles n’est pas l’apanage du Québec seulement, mais de tout le Canada en entier, selon Benoît Guichard. C’est un problème provincial, mais fédéral aussi. D’ailleurs, le fédéral a déjà annoncé une aide de 350 M$ pour tout le pays. « Les deux paliers de gouvernement doivent également y être impliqués, mais pas en subventionnant les grosses compagnies de télécommunication comme on se propose de le faire à Québec », croit M. Guichard, lequel indique qu’une lettre a été acheminée à la ministre Nathalie Normandeau afin de lui faire connaître son expertise et de lui proposer le modèle de la CSUR.

« Les travailleurs autonomes sont de plus en plus nombreux au Québec, et notre région n’échappe pas à ce phénomène. Le fait de recevoir le signal de la haute vitesse est devenu une condition pour acheter une propriété dans nos municipalités », souligne Benoît Guichard.

La phase I vient de se terminer pour la CSUR. Le bilan? « Nous avons branché 120 foyers, plus particulièrement à Très-Saint-Rédempteur et à Sainte-Justine-de-Newton. La phase II devrait nous permettre d’en ajouter 150 au printemps, et, en plus, nous avons déjà 350 demandes sur la liste d’attente », révèle Benoît Guichard. La CSUR a installé pas moins de quatre antennes pour assurer le service à tout ce beau monde. Pour un fiable et excellent signal, il en coûte 39,95 $ par mois, 190 $ pour l’installation et une cotisation de 10 $ pour être membre de la Coop.

Chose certaine, les demandes sont de plus en plus grandissantes et la CSUR soutient que, même si les choses fonctionnent rondement pour elle, les municipalités de la MRC sont invitées à s’impliquer afin d’assurer à tous leurs citoyens un service Internet à haute vitesse.
De bric et de broc
Et la coop CSUR fonctionne avec très peu de moyens. « Sur les 300 000 $ investis, 10 % seulement a été subventionné, soit 15 000 $ du Pacte rural et 15 000 $ de l’Économie sociale », indique Lise Couët, directrice générale de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur et membre du conseil d’administration de la CSUR. « Nos ressources ne suffisent pas à la demande. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé un appui par le biais du Pacte rural, lequel a été refusé. Nous allons refaire une demande au printemps en espérant que cela donnera des résultats », poursuit Mme Couët. La coop avait demandé une aide de 50 000 $ pour soutenir les ressources engagées bénévolement dans le projet depuis ses débuts. Le plus gros montant accordé par le Pacte rural tourne autour de 42 000 $.

Plusieurs municipalités au Québec vivent la même situation que celle de la MRC Vaudreuil-Soulanges, dont une en Gaspésie qui est vivement intéressée par l’expertise de la coop CSUR.

Incidemment, Benoît Guichard présentera, la semaine prochaine à Saint-Jean-sur-Richelieu, le projet de la coop CSUR aux agents ruraux de toute la Montérégie. « C’est une demande que l’on nous a faite. C’est dire que nous sommes considérés comme étant un modèle dans le genre », dit Benoît Guichard en conclusion.

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