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Du scrapbooking, elle en mange

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 22 janvier 2008 à 10:56
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Du scrapbooking, elle en mange
Mélanie Bériault est la fondatrice de Style et Scrap. (Daniel Cuillerier)
Le magazine Style et Scrap de Mélanie Bériault
Du scrapbooking, elle en mange
Dans le sous-sol de sa maison à Vaudreuil-Dorion, Mélanie Bériault est entourée de papiers de couleur, de boutons, de fleurs, de colle et de rubans. Le tout sert à sa passion et gagne-pain, le collimage, mieux connu sous le nom de scrapbooking.
À 32 ans, Mélanie Bériault a déjà fondé un magazine francophone de collimage, Style et Scrap, publié un livre, deux agendas sur ce passe-temps et conçu sa propre collection de feuilles et d’autocollants.

Mélanie Bériault a eu la piqûre pour le collimage après la naissance de sa fille, en mars 2005. Infographiste depuis 15 ans, elle cherchait un nouveau défi. Lors de son congé de maternité, elle commence à faire du collimage à partir des nombreuses photos de sa fillette. Plusieurs nouvelles mamans prennent tellement de photos qu’elles ne savent plus quoi en faire, dit-elle. Le collimage est la façon parfaite de choisir quelques-unes des meilleures photos et d’y rattacher un souvenir. « Tu peux raconter une histoire, un évènement cocasse. Ça te force à mettre les souvenirs en contexte », dit-elle.

La popularité du collimage est énorme aux États-Unis et s’accroît au Canada. En fait, cette tradition d’amasser des photos pour des albums souvenirs élaborés provient des mormons. « Ils ont une tradition de garder des livres sur leurs ancêtres. Ils gardent des livres pleins d’archives, de photos, d’histoire », explique Mélanie Bériault. Cette tradition se répand peu à peu au Canada.
Magazine francophone
Mélanie Bériault a vite découvert un créneau qui n’avait pas encore été exploité. « Lorsque je feuilletais les magazines, il n’y avait pas de magazine de niveau intermédiaire en français », dit-elle. Elle décide donc de partir sa propre revue en 2006 pour combler le manque. L’attention et l’engouement qui ont suivi sont preuve que le marché recherchait ce type de magazine. Les gens ont accepté d’acheter de la publicité même avant que le magazine ne soit publié, des dizaines de filles ont travaillé bénévolement pour aider à la création et à l’écriture, les abonnements se sont multipliés à vue d’œil.

« Le premier numéro avait un tirage de 3000 exemplaires. Il s’est écoulé au complet. Donc à chaque nouveau numéro, j’augmente le tirage. » Maintenant, cinq mille exemplaires sont imprimés à chaque parution. Elle a des abonnés aux quatre coins du Québec, en France, en Suisse et en Belgique. Mme Bériault a aussi obtenu un contrat de distribution dans des grands magasins.

La première année a été très occupée pour Mélanie Bériault. « Je passais des nuits à tout terminer, à faire des paquets, des factures, à préparer des publicités. » Maintenant, elle a une équipe créative et plus d’une cinquantaine de filles qui soumettent des pièces de collimage pour publication.

Publié quatre fois par an, le magazine attire l’attention de compagnies. « Elles nous envoient plein de nouveaux produits que nous pouvons tester, et présenter aux lecteurs. »

Après la revue, Mélanie Bériault a lancé un livre, Surplus d’inventaire cet automne dernier. Le livre offre une panoplie d’idées pour les gens qui ont accumulé de matériel de collimage et qui ne savent plus quoi en faire.

Mélanie Bériault a de plus lancé en novembre dernier sa propre collection de papiers et d’autocollants pour le collimage Rose Moka. Pour créer ses papiers avec des couleurs et des motifs impressionnants, elle a dessiné, coupé, colorié et ensuite scanné le produit final. Les autocollants ont des mots imprimés en français, un autre produit difficile à trouver en magasin.

Mélanie Bériault croit qu’elle a le meilleur emploi du monde : pouvoir utiliser sa passion pour travailler. Elle adore travailler avec les autres filles, toutes passionnées du collimage. « Toutes les filles avec qui je travaille en mangent, du scrapbooking. On se réveille des fois la nuit avec des idées! » Passionnée, Mélanie Bériault admet qu’elle fait même du collimage pour se détendre le soir. « Quand tu commences, tu ne peux plus t’arrêter! » dit-elle en riant.

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