Annonces classées | Nos Hebdos
Première Édition
Entête PE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Orchestrer le développement effervescent

À Coteau-du-Lac

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
Voir tous les articles de Marie-Jacinthe Roberge
Article mis en ligne le 18 janvier 2008 à 23:50
Soyez le premier à commenter cet article
Orchestrer le développement effervescent
Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac. (Photo Daniel Cuillerier)
Orchestrer le développement effervescent
À Coteau-du-Lac
Selon le maire Robert Sauvé, les Coteaulacois verront leur paysage local se modifier sensiblement au fil des prochains mois. Le développement bat son plein, et la Municipalité veut le rendre cohérent.

Voilà un défi pour les autorités municipales. Beaucoup de choses changeront à Coteau-du-Lac au fil des mois et des ans… Tant sur le plan des infrastructures publiques que sur les plans résidentiel, commercial et industriel, Coteau-du-Lac est en mutation.
Boum résidentiel
Coteau-du-Lac poursuivra sa croissance résidentielle de façon marquée. « Seulement pour 2008, on prévoit l’ajout d’environ une centaine de nouvelles résidences », confirme Robert Sauvé. Les projets vont des maisons de prestige à deux garages aux maisons de ville en passant par des logements abordables. On compte aussi une petite concentration de maisons bigénération. En fait, Robert Sauvé estime rondement qu’il y a encore facilement de place pour 400 à 500 nouvelles résidences au cours des prochaines années. « Après ça, admet-il, il faudra changer des infrastructures, comme l’usine de filtration et de traitement des eaux. »
Logement abordable
Parallèlement au développement des propriétés privées, Coteau-du-Lac poursuit ses efforts pour les logements abordables. Avec le projet Accès Logis, dont la première phase est déjà réalisée (La résidence du Fort), la Ville veut rapidement mettre de l’avant la phase deux : un deuxième immeuble de 36 logements abordables à Coteau-du-Lac. « La construction d’immeubles multilogements demeure une priorité. C’est une façon pour la Ville de faire sa part pour aider ses citoyens à se trouver un toit », affirme Robert Sauvé, visiblement attaché au projet et qui n’est pas sans savoir que le développement phénoménal du parc industriel accélèrera encore plus les besoins en habitation au cours des prochaines années.
Croissance industrielle
En effet, le parc industriel Alta poursuivra son impressionnante expansion. En plus du centre de distribution Canadian Tire, le maire confirme que quatre nouvelles entreprises négocient déjà sérieusement pour s’y établir. Un développement harmonieux selon lui. « On peut imposer des normes sévères aux entreprises parce que la Municipalité n’exige pas de taxes d’affaires aux industriels, un avantage concurrentiel majeur qui nous permet d’être plus sévères », explique-t-il. Ainsi, les entreprises se voient imposer des ratios d’investissements par rapport à leur superficie et au nombre d’emplois créés, en plus de normes de pollution et de bruit. « Dans le parc industriel, nous voulons des entreprises de transport intermodal à valeur ajoutée. Pas question d’avoir des entreprises qui ne créent pas suffisamment d’emplois », s’exclame le maire.
Contraintes au développement
Le développement industriel a cependant un frein : le dézonage agricole, auquel Alta doit faire face. « La phase II du centre de distribution Canadian Tire est actuellement en suspens pour des raisons de zonage agricole. Le Canadian Tire doublera au cours des prochaines années, seulement si le dézonage est accepté à la Commission de Protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) », explique-t-il, confiant que le gouvernement provincial fera avancer les choses. « On a récemment vu les conséquences de pertes d’emplois majeures dans la région, et le gouvernement ne peut se permettre de laisser filer en Ontario d’aussi belles possibilités de création d’emplois », argumente-t-il.
Contraintes de transport
Heureux du développement industriel, Robert Sauvé admet néanmoins qu’il y aura un prix à payer pour cette croissance. Les routes seront effectivement de plus en plus engorgées. « Une fois que tout sera mis en place, on sait que le besoin sera criant. Tout arrivera en même temps, l’autoroute 30 y compris. Par contre, on ne peut refuser le développement du parc industriel simplement parce qu’il manque des infrastructures », explique-t-il, précisant cependant que la Municipalité s’implique fortement pour développer les infrastructures de transport.
Réseau routier
Pour le réaménagement des accès au parc industriel à partir de la 20, il faut procéder au dézonage d’une bande de terre agricole, décision soumise à la CPTAQ. Devant l’évidente réticence de la CPTAQ à céder des terres agricoles, la Ville n’a pas insisté. Robert Sauvé ne se décourage pas pour autant. « Tôt ou tard, les autorités devront réviser la situation pour la sécurité des usagers de la route. Nous savons que ces décisions risquent fort de se prendre au-dessus de nos têtes; c’est pourquoi nous attendons pour le moment, confie-t-il. Par contre, poursuit-il vivement, nous discutons déjà depuis longtemps avec le Ministère des Transports pour les alerter. » Au total, cinq scénarios de réaménagement ont été proposés au ministère. Ils sont présentement à l’étude. « Il est clair que la pression sera très forte sur les ministères afin qu’ils améliorent le réseau routier », affirme le maire, qui convient que nul ne sait quand les infrastructures seront adaptées à la nouvelle réalité et qui en paiera la facture.
Transport collectif?
Pour contrer l’éventuel débordement sur les routes, le maire Robert Sauvé se dit prêt à encourager le transport en commun. Il veut cependant avoir l’assurance que l’investissement requis est juste et adéquat pour ses citoyens. Si elle se joint à des conseils intermunicipaux de transport comme celui de La Presqu’Île ou du Sud-Ouest, Coteau-du-Lac craint d’être intégrée malgré elle à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) « La CMM exige d’énormes frais annuels, et nous devrions nous assurer que ce soit justifié pour la majorité de la population », explique Robert Sauvé, qui étudie présentement toutes les possibilités.
Vivacité commerciale
En parallèle, Coteau-du-Lac verra aussi son développement commercial se poursuivre. Notamment, le projet en bordure du pont Mgr-Langlois se poursuit. « IGA a fait face à des imprévus, mais le projet ira de l’avant. On dit qu’il s’y greffera un restaurant et une station d’essence », laisse-t-il entendre. Par ailleurs, l’année 2008 verra l’ouverture d’un nouveau Restaurant du Fort, qui aura maintenant une allure mieux intégrée au paysage local.
Grands projets
Par ailleurs, la Ville entend elle aussi générer des changements. Notamment, elle travaille à aménager un nouveau parc à proximité de la 338 et de l’école de l’Éclusière. Tennis, kayak, triathlon et volleyball figurent parmi les sports qui bénéficeront d’installations sportives. À long terme, la Ville caresse plusieurs autres projets. « On pense à une maison des Jeunes dans l’ancienne caserne, à renouveler la bibliothèque et à revamper la rue principale, par exemple », relate le maire. Il va sans dire que les entreprises du parc industriel aideront sans doute à la réalisation de ces projets. À elle seule, Canadian Tire rapportera à la Municipalité au bas mot 1 M$ de revenu de taxes annuellement. Élément catalyseur d’importance pour les citoyens d’une ville en croissance aussi marquée. « Effectivement, car nous développerons seulement à condition de garder un taux de taxation compétitif », conclut le maire.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Sachant que les banques alimentaires sont vides, donnerez-vous plus généreusement?
  • Oui
  • Non

Liens