En 1998, les policiers de la Sûreté du Québec avaient rempli leur mission d’assister les personnes devant évacuer leur résidence. Les policiers sont formés pour intervenir dans différentes situations de crise. (Photothèque)
La SQ effectuerait son travail de soutien
Des effectifs préparés à agir en cas de crise et de catastrophe
Les policiers de la Sûreté du Québec n’auraient pas à improviser en cas de catastrophes naturelle.
« Nous avons des plans d’opération bien établis pour différentes situations et ils sont mis à jour annuellement. Nous en avons pour différents scénarios et désastres et nous sommes prêts à agir quand les situations réelles se présentent », explique l’inspecteur Mario Lessard, à la tête de la Sûreté du Québec de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. « De toute manière dans de tels cas, notre rôle en est un de soutien. Nous venons en aide à la sécurité civile. Nous aidons à l’évacuation des gens, à la sécurité des sites, comme les refuges dans le cas du verglas, et à la réintégration des gens dans leur domicile à la suite des avaries », explique celui qui était à Chibougamau il y a dix ans. « Nous sommes venus prêter main-forte à nos collègues de la Montérégie. Quand une situation se produit dans un territoire donné, des agents sont appelés en renfort d’un peu partout au Québec pour venir appuyer les gens déjà en place. Puis nous effectuons alors des relèves de 12 heures, ce qui rend la tâche un peu plus facile et pallie dans une certaine mesure le manque d’effectifs. Il y a une meilleure couverture », explique Mario Lessard, disant qu’il y a une décennie, 500 policiers supplémentaires avaient été déployés dans le territoire affecté par la crise du verglas.
À chacun sa mission
La Sûreté du Québec remplit le rôle qui lui est dévolu par le Ministère. « Chaque ministère est responsable d’une partie des tâches en période de crise. Nous effectuons notre travail en plus de pallier les manques dans d’autres ministères en attendant qu’ils soient prêts à intervenir. Nous servons d’appui », dit-il, ajoutant que, dans des situations vitales comme celle vécue en 1998, les maires des municipalités deviennent les responsables des mesures d’urgence. « Chaque maire prend en charge les opérations. Nous sommes là pour le conseiller, l’assister et le soutenir. Nous sommes une ressource d’aide et de soutien. Mais nous pouvons également agir dans des cas de prises de décisions », dit-il, expliquant qu’ils se joignent alors aux policiers municipaux pour prêter assistance.