Normand Desrochers, membre du conseil d’administration, Germain Daoust, président de l’association, Catherine Lupien, coordonnatrice et Georges Quellos, de Diabète Québec posant fièrement devant les locaux de Diabète Suroît. (Photo Daniel Cuillerier)
Sur la bonne voie avec Diabète Suroît
L’Association diabétique de Valleyfield change de nom et ajoute des services
Suroît - Le diabète est un fléau de santé majeur qui touche environ 15 000 personnes dans la région. Depuis 1985, Diabète Suroît s’attaque à ce problème. L’association affiche fièrement son nouveau nom et jouit maintenant d’une coordonnatrice et de locaux pour accueillir les diabétiques.
C’est avec grande fierté que les membres du conseil d’administration de Diabète Suroît présentaient, ce jeudi 13 décembre, toutes les nouveautés qu’ils avaient à offrir aux diabétiques de la région. Tout d’abord, l’association a changé de nom pour mieux représenter l’ensemble de ses membres. « Des quelque 500 membres que compte l’association, 50 % venaient de Vaudreuil-Soulanges. C’est pourquoi nous avons décidé d’adopter un nom plus représentatif », explique Germain Daoust, président de l’organisme. Du même coup, Diabète Suroît s’est doté d’un nouveau logo.
Par ailleurs, la plus grande innovation de l’association tient sans doute de l’embauche d’une coordonnatrice et à l’établissement de locaux permanents. « C’est le fruit d’un long processus, a fièrement expliqué Germain Daoust, président de l’organisme totalement indépendant des subventions gouvernementales. Ces deux ajouts nous permettront d’aller encore plus loin dans les services que nous offrons aux diabétiques de la région. »
Nouveaux services
Diabète Suroît œuvre à ce que les diabétiques se sentent moins seuls devant la maladie en les informant et en les supportant. La nouvelle coordonnatrice et les nouveaux locaux permettront maintenant de leur offrir plus de services. Diabète Suroît offre dorénavant un bureau accessible à tous, cinq jours par semaine. L’organisme offre de l’information pertinente sur la maladie, des recettes, des conférences mensuelles gratuites au Collège de Valleyfield, un programme de soin des pieds, des ateliers d’information avec une diététiste et un programme d’exercices spécifiquement conçu pour les malades.
Des services appelés à se bonifier encore davantage dans le futur. « Pleins de projets sont maintenant possibles et seront assurément développpés pour un support accru aux malades et une prévention plus efficace de la maladie », a signifié Germain Daoust, pensant notamment à faire de la prévention dans les écoles où la malbouffe fait des ravages.
Maladie grave et sournoise
Informer et sensibiliser est primordial, affirment les administrateurs de Diabète Suroît, parce que la maladie est particulièrement complexe. Elle est caractérisée par un excès de sucre dans le sang en raison d’un défaut d’utilisation de l’insuline et implique des soins particuliers. Le diabète ne se guérit pas. « En fait, il est possible de prendre le contrôle de la maladie et d’en atténuer les symptômes si on la prend bien en charge », affirme Germain Daoust.
Le diabète est sournois. Il peut demeurer asymptomatique pendant longtemps. De nombreuses personnes en souffrent sans le savoir. Au Québec, 8 % de la population est diabétique. Parmi ces gens, encore 35 % ne le savent pas, d’où l’importance des quelque 49 associations québécoises comme Diabète Suroît œuvrant à mieux faire comprendre la maladie, aux conséquences parfois graves. Sans prise en charge sérieuse, le diabète entraîne des problèmes cardiaques, rénaux, visuels et peut aussi mener à des amputations.
Constat alarmant
Selon tous les spécialistes, la nécessité d’agir pour prévenir et dépister le diabète est de plus en plus pressante. « Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le diabète deviendra une pandémie au cours des 15 prochaines années. Une situation absolument alarmante », affirme Georges Quellos, représentant de Diabète Québec, vivement appuyé par Dre Michèle Lecompte de la clinique du diabète du Centre Hospitalier Régional du Suroît. « Déjà, 30 à 40 % des opérations cardiaques à l’hôpital sont dues au diabète et la situation ne fait qu’empirer. Le diabète coûte déjà 3 milliards $ annuellement au Québec. Si ça continue, on n’aura jamais les moyens de soigner tous les diabétiques », lance-t-elle, convaincue. Selon elle, l’ennemi numéro un à attaquer est l’obésité, un fléau d’une ampleur phénoménale.
Les personnes dont des proches parents souffrent de diabète ou qui présentent des symptômes apparentés à ceux du diabète sont invitées à s’informer plus en profondeur sur cette maladie. Pour découvrir l’organisme Diabète Suroît, en devenir membre ou simplement obtenir des réponses sur la maladie, il faut composer le 450 371-6444, poste 303. Catherine Lupien, coordonnatrice, est là pour répondre aux questions. Diabète Suroît est située au 521, boulevard du Havre à Salaberry-de-Valleyfield, au bureau 16 de la clinique médicale Havre-Santé. Le courriel de l’association est diabete.suroit@bellnet.ca. Diabète Québec a aussi une ligne d’information sans frais au 1 800 361-3504, poste 233. L’invitation à prendre en charge le diabète et ses symptômes est lancée à la population. « En réalité, conclut Germain Daoust, tout ce qui est bon pour un diabétique est bon pour tous. Une saine alimentation et de l’activité sont toujours bénéfiques. »