Effets des polluants atmosphériques sur la santé
Suite du smog hivernal
Dans Vaudreuil-Soulanges, le chauffage au bois, la domination de la voiture comme moyen de transport privé et la croissance du transport de marchandise représentent les facteurs majeurs des sources de pollution atmosphérique.
Selon le rapport de la directrice de santé publique de la Montérégie 2007, « le milieu rural est associé à une fréquence accrue à des taux de mortalité plus élevée pour le cancer du poumon et pour les maladies pulmonaires obstructives ». Dans le rapport de l’année précédente (des environnements physiques sains et sécuritaires : éléments clé pour la santé des communautés), en Montérégie, 8 % des admissions hospitalières ont un lien avec des maladies respiratoires et 15 % découlent de problèmes cardiovasculaires. En conséquence, près de 3400 admissions seraient attribuables à la pollution atmosphérique.
Le récent projet clinique du Centre de santé et de services sociaux de Vaudreuil-Soulanges a d’ailleurs identifié la santé environnementale comme un engagement privilégié.
Polluants atmosphériques et effets sur la santé
Ozone
L’ozone est un oxydant et, lorsque concentré, peut irriter le nez, la gorge, la peau et les yeux. Toux, maux de tête ou difficultés respiratoires sont observées chez les personnes exposées pendant de courtes périodes. « L’ozone pourrait aussi causer un affaiblissement des mécanismes de défense et, par conséquent, une augmentation des infections ». L’ozone peut aussi causer des dommages à la végétation et nuire au rendement des cultures.
Particules fines
En raison de leur petite taille, les particules fines (diamètre inférieur à 2,5 µm) pénètrent profondément dans le système respiratoire et peuvent s’y déposer. L’exposition à court terme peut provoquer de la toux, des irritations et des inflammations des bronches. À long terme, la diminution permanente des fonctions pulmonaires ainsi qu’une augmentation des taux de mortalité par maladie cardiovasculaire et cancer du poumon sont possibles. Les particules fines peuvent également provoquer, chez les groupes sensibles, des maladies et des accidents cardiovasculaires.
La nature des substances chimiques (hydrocarbures aromatiques polycycliques, les dioxines et les métaux) à la surface des particules est déterminante de leurs effets toxiques. « Des études récentes commencent à lever le voile sur les mécanismes qui entraînent des effets sur la santé, que ce soit par les particules elles-mêmes ou par leurs interactions possibles avec d’autres polluants. »
Dioxyde de soufre
Le dioxyde de soufre est également un gaz irritant qui peut causer la toux, la diminution de la capacité pulmonaire et l’aggravation des maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Le SO2 agit en synergie avec d’autres polluants, notamment les particules. Les personnes asthmatiques sont particulièrement sensibles au SO2. À long terme, une exposition peut augmenter le risque de développer une maladie respiratoire chronique.
Dioxyde d’azote
Le dioxyde d’azote peut irriter les poumons, provoquer la toux et diminuer la résistance des voies respiratoires aux infections. En fortes concentrations, le NO2 peut engendrer un œdème pulmonaire. Les personnes les plus sensibles au NO2 sont les asthmatiques et les bronchitiques.
Monoxyde de carbone
Le monoxyde de carbone est un polluant toxique, tant en fortes concentrations, à court terme qu’à faible dose, à long terme. Il pénètre rapidement dans le sang où il réduit l’apport d’oxygène aux organes et aux tissus. Les fumeurs et les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires sont particulièrement sensibles au CO. Les symptômes d’intoxication se manifestent par des étourdissements, des maux de tête, de la somnolence, des troubles de motricité ou de vision ainsi que par une diminution de la dextérité et des réflexes.