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Meili Faille demande 3 $ milliards pour les aînés

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 7 décembre 2007 à 22:58
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Meili Faille demande 3 $ milliards pour les aînés
Meili Faille, en compagnie de Raymond Gravel, lors d’une consultation avec les ainés aux Cèdres cet automne. (Photothèque)
Projet de loi du Bloc Québécois déposé
Meili Faille demande 3 $ milliards pour les aînés
Ottawa - Meili Faille espère que le gouvernement n’oubliera pas les aînés lors du prochain budget. Le Bloc Québécois a déposé un projet de loi pour assurer que des milliers d’aînés ne vivent plus sous le seuil de la pauvreté.
En effet, le bloc veut forcer le gouvernement conservateur à augmenter le montant des prestations aux aînés de 110 $ par mois. Ils demandent aussi que l’époux ou le conjoint d’un prestataire décédé continue de recevoir les prestations du défunt pour six mois suivant son décès. Sans cette augmentation, plusieurs milliers d’aînés continueront de vivre sous le seuil de la pauvreté. « Les conservateurs semblent croire qu’ils ont assez fait pour les aînés », dit la ministre pour Vaudreuil-Soulanges, Meili Faille.

Meili Faille avait organisé une discussion aux Cèdres cet automne pour faire ressortir les problèmes concernant les aînés. Plusieurs ont mentionné que les aînés sont souvent isolés, en manque de ressources et vivent sans beaucoup d’argent. « Il faut voir la réalité – il y a des milliers de personnes qui ne mangent pas, qui vivent dans la pauvreté ».
Dette vs services sociaux
Le projet de loi exige aussi que le gouvernement rembourse les aînés des milliers de dollars en supplément de revenu garanti qu’ils n’ont pas reçus au cours des dernières années. « Nous voulons la pleine rétroactivité des montants des pensions », dit Meili Faille.

Elle explique que les énormes surplus budgétaires devraient être utilisés en partie pour repayer la dette, mais que le gros du montant devrait être réinvesti dans les programmes sociaux. « En dix ans, le gouvernement a mis 95,1 milliard $ pour repayer la dette, mais ils ont le culot de couper les programmes sociaux ». Elle dit que le gouvernement peut facilement libérer 3,1 milliard $ pour les aînés.

« Les conservateurs avaient promis de rembourse la plein rétroactivité aux personnes âgées. Maintenant, il les laisse tomber ». dit-elle.

Elle ajoute que le gouvernement décide de mettre des milliards de dollars pou repayer la dette sans débat à la chambre des communes. « Nous nous dirigeons vers des surplus de l’ordre de 11,6 $ milliards et les conservateurs ont prévu d’en verser 10 $ milliard à la dette, sans débat. C’est inacceptable ».

« Ottawa continue à empiler des milliards $ en surplus, de l’argent qui est ensuite utilisé pour la création des crédits d’impôt qui permettront aux pétrolières de se mettre des centaines de millions dans les poches. Pendant ce temps, les personnes âgées les plus démunies sont traitées comme des citoyens de seconde zone », dit Robert Carrier, le député d’Alfred-Pellan, qui a déposé le projet de loi au nom du Bloc Québécois.
Campagne pré-budgétaire
Les sessions parlementaires à Ottawa terminent bientôt pour Noël, et Meili Faille est de retour dans Vaudreuil-Soulanges pour faire le suivi aves les organismes régionaux sur leurs demandes de financement. « Nous allons recueillir leurs besoins et nous allons proposer nos idées pour le budget au gouvernement conservateur », dit-elle. « Ensuite, nous verrons au budget si le gouvernement tient compte de nos suggestions ».

Meili Faille se remet aussi dans le dossier du programme carrière été, un fiasco l’an passé, alors que le gouvernement a coupé des subventions à plusieurs organismes régionaux. Le gouvernement a fait un volte-face à la dernière minute et a donné plus d’argent, mais les partis d’opposition se questionnent au fonctionnement de ce programme pour l’été 2008. « Les conservateurs vont avoir des comptes à rendre », dit Meili Faille.

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Steve Boudrias

Commentaire mis en ligne le 11 décembre 2007
Puisque j'ai déjà pris à partie le représentant néoConservateur (Michael M. Fortier) lors de son bilan de première année (et je n'ose pas dire si c'était digne du primaire ou du secondaire, mais les électeurs de Vaudreuil-Soulanges pourront décider au printemps 2008..), je tiens donc à adresser mes doléances également, si vous voulez bien m'offir ce plaisir pour mon anniversaire, à madame Meili Faille.

Tout d'abord, sachez madame, que je vous remercie pour le joli dépliant en noir et blanc que vous avez eu la bonne idée d'envoyer chez moi récemment. Je l'ai rempli dûment sans l'affranchir et je l'ai posté avec le sourire car :

1) ma mère est une femme ;
2) ma femme est une femme ;
3) le Conseil du Statut de la femme ne méritait pas de voir son financement aussi cavalièrement amputé.

Par conséquent, chère jeune femme parlementaire, je ne vous en veux pas trop de me permettre de défendre cette cause-là... résultat d'un "accomplissement" du parti de monsieur Fortier, en passant.

Mais peu m'importe le parti de Stephen Harper en ce moment, je tiens simplement à souligner votre dévouement pour un parti que vous servez très bien depuis déjà bien des années à la chambre des Communes. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de consulter le verbatim de l'une des commissions à laquelle vous participiez, et j'y ai "vu" un spectacle beaucoup moins burlesque que celui auquel on assiste parfois sur le CPAC, lors des échanges à la Chambre des Communes.

D'autre part, j'aimerais soulinger le fait que, même si dans une lettre dans le courrier des lecteurs critiquait l'initiative que je viens de louanger, ce citoyen du comté a tout de même terminé sa missive en vous réitérant à la fois son respect, sa confiance et ses sentimens les plus distingués. Ce qui m'en dit long sur votre "humanité", au sens noble du terme.

Par contre, madame Faille, j'aimerais me permettre de rappeler une chose très importante concernant votre parti, le Bloc Québécois. Ici, j'avoue vous délaisser quelque peu et concentrer mes doléances de bon citoyen vigilant très intéressé par la politique et l'histoire en tous temps (même lorsque celle-ci se déroule dans un autre pays) ET rappeler à tous les lecteurs de cet excellent journal régional deux choses :

1) votre parti ne prendra jamais le pouvoir ;
2) votre parti peut, par contre, très fortement influencer le cours des choses au niveau législatif dans un parlement minoritaire.

D'ailleurs, grâce à l'initiative de votre chef, Gilles Duceppe, monsieur Harper s'est empressé de concocter un projet de loi - avec le concours de Stéphane Dion, un homme dont il méprise aujourd'hui l'opinion dans toutes les publicités qu'il diffuse au Québec et ailleurs dans le Canada - afin de reconnaître la Belle Province comme étant une "Nation forte dans un Canada uni", ce qui n'est pas sans nous rappeler une BOUTADE d'un PERSONNAGE ridicule d'Yvon Deschamps, un pauvre homme talentueux qui se voit récupérer politiquement alors qu'il avouait avec tristesse, lors de la rétrospective de Tout le monde en parle dernièremet, qu'il ne verrait pas le pays du Québec de son vivant alors qu'il n'a que 72 ans et que l'espérance de vie au Canada est de 81 ans pour les hommes en ce moment.

Enfin, si vous me permettez une note légèrement sarcastique, je dirais que ce jour-là, le parlement canadien a réussi la "quadrature du cercle". Comment ? Eh bien, monsieur Harper s'est réconcilié subitement avec l'autorité morale du chef de l'opposition Libéral afin de faire passer "sa" motion sur la Nation québécoise.

Je suis peut-être idiot, mais j'y vois là trois choses :

1) un bel exemple de confédéralisme* d'ouverture, un confédéralisme si ouvert, d'ailleurs, qu'il permet de réunir pour une même "blague" deux chefs de parti diamétralement opposé afin de rappeler la "juste" place du Québec au sein de la Confédération ET au concert des Nations de ce monde, en lui donnant une position marginale ou purement symbolique à l'UNESCO ;

2) le pouvoir exécutif, dans un parlement minoritaire, ne se confond plus avec le pouvoir législatif - ce qui amène le parti "au pouvoir" à gouverner de manière consultative, comme dans un parlement élu dans un mode de scrutin proportionnel, un peu comme en France, par exemple, notre mère patrie ;

3) lorsqu'il s'agit de nous rappeler (bien inutilement) que le Québec constitue une Nation, toutes les alliances contre-nature sont permises, toutefois - et c'est la raison pour laquelle le Bloc Québécois existe toujours - lorsque vient le temps de faire entrer le Québec de plein pied et officielement dans le "plus beau pays, plus riche, plus écologique du monde", la machine s'enraye comme par magie très "curieusement" afin de nous ébahir : ce qui nous donne un rappatriement unilatéral de la Constitution canadienne (charte en prime) d'inspiration Libérale en 1982, le capotage parlemenataire de l'accord du Lac Meech d'inspiration Progressiste-Conservatrice plus de 10 ans plus tard et, finalement, le rejet au suffrage universel de l'accord de Charlottetown (d'inspiration Progressiste-Conservatice) quelques années plus tard.

Bref, depuis que Lucien Bouchard a dirigé le Bloc Québécois et rappeler l'importance de la Nation québécoise lorsqu'elle est unie autour d'un chef charismatique, depuis que le Bloc Québécois a représenté - à lui seul - non pas une province mais un peuple FONDATEUR en prenant à lui seul la forme de l'opposition officielle au nom du Québec pour le reste du Canada, nous - les citoyens de l'ancienne Nouvelle-France amputée de la Louisianne, l'Alaska, le Labrador, l'Acadie et j'en passe - attendons toujours la réalisation de l'engagement constitutionnel non-respecté de Pierre E. Trudeau, ainsi que réparation pour les dommages moraux causés à notre fierté Nationale depuis que les cinq revendications traditionnelles de Robert Bourassa ont été cavalièrement rejetées du revers de la main par Clyde Wells (premier ministre de Terre-Neuve, une province qui a dû passer par DEUX référendums - elle aussi - pour entrer dans cette "merveilleuse" Constitution, et Elijah Harper (un bon autochtone Confédéral de l'Ouest qui a probablement oublié ce que John A. McDonald - l'homme sur le 10 $ CAN - a fait à Louis Riel lorsque celui-ci a eu le malheur de mélanger son sang à celui de la cause des Métis des Prairies).

Bref, madame Faille, je vous réitère mon appui directement au nom de mes ancêtres qui se sont battus pour préserver les intérêts du Québec, c'est-à-dire, dans l'ordre : Wilfrid "silvertongue" Laurier (l'homme du 5 $ qui a écrit dans le journal "Le Canadien", à la fin du XIXe siècle, que la pendaison de Riel allait porter ombrage à la Confédération de manière durable), Honoré Mercier (le PM québécois qui a créé le réseau de bibliothèques qui m'a permis d'approfondir mes racines historiques et qui a réagi très Nationalement à la pendaison du même Louis Riel), et, finalement, René Lévesque - qui a su goûter l'esprit de "solidarité" des autres premiers ministres provinciaux du ROC lorsqu'est venu le temps de reconnaître le rôle indéniable et inaliénable du Québec comme étant l'un des deux peuples FONDATEURS de ce pays. Et par fondateur, si jamais messieurs Harper et Dion ne comprennent pas ce que ça veut dire, c'est comme dans fondateur de la ville de Québec, comme dans Samuel de Champlain, comme dans cette ville qui a pour nom le même nom que la province qui arbore si fièrement une devise qui fait NOTRE propre fierté québécoise : JE ME SOUVIENS.

En conclusion, messieurs Harper, Dion et Layton, vous souviendrez-vous de ce que représente le Bloc Québécois aux prochaines élections ? Si vous avez des problèmes de mémoire, regardez bien les hommes et les femmes de mon pays qui espère sa naissance depuis quatre siècles sur les plaines d'Abraham, en 2008, lors du 400e anniversaire de cette ville... et vous direz comme moi : mon pays ce n'est pas un pays, ce n'est même plus l'hiver de Vigneault, c'est le Québec !

* le véritable fédéralisme existant aux États-Unis, pas ici.

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