Un exercice budgétaire exemplaire
Pour faire suite à l’article paru dans le journal Première Édition du 1er décembre intitulé 18 millions de dollars pour gérer la MRC je vous transmets mon point de vue comme nouveau résident de Vaudreuil.
Évidemment, du point de vue d’un Montréalais, ce type de bilan financier détaillé, simplifié et aisé à visualiser ou comprendre dans ses grandes lignes me remplit d'admiration envers une administration rigoureuse et transparente des deniers publics. Bien entendu, je ne prétends pas que Montréal et la MRC de Vaudreuil-Soulanges puissent se comparer en termes de complexité ou d'efficacité administrative. Mon point de vue ne porte pas sur cet aspect de la question.
Ce que je veux simplement souligner, c'est que ce type d'interaction entre les autorités municipales d'une région donnée avec un organe d'information bien construit (le nombre et la variété des collaborateurs est plutôt impressionnant pour un hebdo régional, d'un point de vue "montréalo-centriste" encore une fois). Les raisons qui me poussent à vous faire part de mon opinion sur la question sont simples :
1) dans une optique de décentralisation de plus en plus poussée, il est rassurant de voir que l'on peut citer en exemple la MRC de Vaudreuil-Soulanges pour sa manière très équilibrée (à la fois au niveau des chiffres que des priorités exprimées par ceux-ci) de traiter de la « propriété publique » ;
2) lorsque l’on constate avec autant de clarté que la moitié des dépenses d'une municipalité (en prenant soin d'administrer avec soin les taxes de ses citoyens) sont consacrées à la gestion des déchets, on ne peut faire autrement que de prendre conscience de l'importance d'explorer le maximum d'options écologiques possibles afin d'éviter une éventuelle augmentation de ce secteur de dépenses ou risquer de voir une bonne occasion d'améliorer non financièrement la situation en entreprenant (peut-être) une campagne * encore plus intense et ciblée de la sensibilisation du triple « R » **.
* Une campagne publicitaire écologique s'articule autour d'un axe clair: celui du développement durable en harmonie avec le patrimoine naturel, culturel et traditionnel d'un territoire donné.
** L'environnement et les conditions de vie durable (d'un point de vue « écologique ») tient dans le simple fait d'augmenter la réduction de la surconsommation superficielle (l'abus du « packaging » en est un exemple) ; rechercher de nouveaux moyens ou de nouvelles méthodes de Réutilisation de ce que l'on perçoit à tort comme des « déchets » ; finalement, développer les infrastructures de recyclage et instaurer des politiques incitatives favorisant ce type de responsabilisation citoyenne de plusieurs manières.
Voir quelques façons à employer pour améliorer l'écologie citoyenne et, par le fait même, augmenter la fréquence des gestes triple R tout en réduisant le fardeau économique relié au traitement des déchets de la municipalité / communauté:
1) en encourageant fiscalement ou financièrement le recyclage plus intensif des déchets par les contribuables de la MRC;
2) en développant les infrastructures ou les tactiques de réutilisation des déchets résiduels de tous types;
3) et finalement, en débloquant des fonds spéciaux au niveau provincial*** afin de favoriser, implanter ou développer à plus grande échelle des techniques de réduction massive de la consommation de produits abusivement emballé ou exagérément plastifiés ou cartonnés.
*** L'environnement étant de juridictions québécoise et canadienne, l'application des solutions concrètes continuera toujours d’être la responsabilité municipale lorsque viendra le temps de mettre en œuvre effectivement les plans et les exigences environnementales conçues à un niveau de gouvernement « supérieur ». En d'autres mots, les défis écologiques du XXIe siècle nous obligent à faire preuve d'imagination administrative et d'esprit d'initiative communautaire de telle manière qu'il n'y a que par le biais d'une culture politique de proximité et d'ouverture envers le citoyen que nous pourrons, en tant que micro-collectivités interdépendantes les unes par rapport aux autres, redéfinir et revivifier notre besoin de projet collectif plus solidaire et plus prospère. Car, il ne faut pas oublier de briser un préjugé nuisible lorsqu'on parle d'écologie: l'écologie s'harmonise parfaitement avec un besoin ardent de mieux administrer l'argent des domaines privé et public.
Enfin, c'est ce que je perçois comme possibilité en regardant votre bilan écolo-économique régionale.