Le maïs est toujours debout dans plusieurs champs de grande culture dans Vaudreuil-Soulanges, faute d’espace d’entreposage et des bas prix du grain.
Une nouvelle embûche pour les producteurs agricoles
Le prix du maïs et le dollar canadien
Dans l’article « Une alternative vraiment verte? », le prix de 175 à 180 $ la tonne faisait référence au prix de cet été. Après une chute d’environ 50 dollars, les producteurs agricoles se retrouvent encore en reste.
En quelques mois, les profits qui s’annonçaient intéressants pour les producteurs de maïs, se sont vite changés en « passables ». En raison d’une très bonne récolte mais surtout de la force du dollar, le prix du maïs a chuté fortement depuis la fin de l’été. Actuellement, les producteurs de maïs de la région ralentissent l’abattage, l’entreposage est problématique, les silos sont pleins et le prix n’est plus aussi attrayant. Nathalie Provost confirme que le prix du maïs se situe présentement entre 130 $ et 135 $/tonne. En réponse à cette situation, les agriculteurs stockent le grain dans l’espoir d’une remontée des prix.
La position du dollar canadien vis-à-vis le dollar américain est responsable d’une baisse sérieuse de tout le marché d’exportation et l’agriculture n’y fait pas exception. Le commerce d’exportation ne peut plus attendre la stabilisation du dollar américain qui a été secoué par la crise des hypothèques et le déficit américain.
Afin de trouver des solutions, le premier ministre Jean Charest a demandé la tenue d’une conférence des premiers ministres du Canada sur l’économie afin de contrôler ou freiner la montée vertigineuse du dollar canadien. Il reste toujours la solution classique d’abaisser le taux d’intérêt de la Banque du Canada, mais, pour l’instant les économistes préfèrent attendre une éventuelle stabilisation.