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Créer une mini-usine à l’école

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 23:58
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Créer une mini-usine à l’école
Les huit postes de travail installés par les étudiants en électromécanique pour leur système de triage de boîtes. (Photothèque)
Semaine nationale de la formation professionnelle
Créer une mini-usine à l’école
Deux tiers des emplois à combler au Québec nécessiteront une formation professionnelle ou technique et les employeurs ont de la difficulté à trouver des employés qualifiés.
En Montérégie, il y aura 127 000 emplois à combler d’ici 2010 et la majorité sont reliés au secteur professionnel ou technique. Du mécanicien, au chauffeur de camions, à l’électricien et aux secrétaires, plusieurs types d’emplois seront disponibles. Les étudiants du centre de formation Paul Gérin-Lajoie trouvent facilement un emploi. « Le taux de placement est très élevé dans les techniques », dit Diane Lachance de la Commission scolaire des Trois-Lacs.

En cette semaine de la formation professionnelle, PGL met en valeur son programme d’électromécanique de systèmes automatisés, un cours qui innove et qui forme des étudiants polyvalents pour le marché du travail.
Polyvalence
Les étudiants ont 1800 heures de formation, divisée en plusieurs volets. Ils étudient la mécanique, l’électricité, la soudure, la plomberie, bref, tout ce qui est rattaché au domaine de l’automatisation.

Ils sortent avec des connaissances en pneumatique, en hydraulique, en robotique et en électronique.
Construire une mini-usine
Lorsque les élèves ont étudiés les différents volets, ils installent leur propre petite usine – un système de triage de boîtes. Cette idée provient du professeur, Yvan Taillefer. « J’avais des étudiants qui graduaient et me disaient « j’ai appris plein de chose, mais je ne sais pas comment les appliquer ensemble ». Ce module intègre tous les aspects pédagogiques étudiés en classe.

En équipe de deux, 16 étudiants installent morceau par morceau, boulon par boulon, un convoyeur qui pourra trier des boîtes. « Ils comprennent les plans. Ils comprennent le système en entier et comment tout est relié », dit M. Taillefer. Il s’agit aussi d’une bonne façon d’apprendre à travailler en équipe. « Ils travaillent ensemble. Il s’agit comme d’un stage en milieu scolaire. Les élèves travaillent et moi, je suis leur contremaître ». Une fois l’usine terminée et mise au point, les élèves démantèlent le tout pour le prochain groupe.

Pour réaliser le projet, M. Taillefer a obtenu des vieux convoyeurs d’une compagnie. Avec les élèves, ils ont complètement remis à neuf tous les morceaux. Sans cette aide, le projet aurait pu coûter des millions de dollars.

M. Taillefer aime bien ce module puisque les étudiants travaillent directement sur les équipements et avec les techniques de l’industrie. « Les élèves sont prêt à travailler dès leur graduation ».

Ce projet a gagné deux prix d’innovation en pédagogie du regroupement des commissions scolaires de la Montérégie.

Des nouveaux groupes débuteront en mars 2008 pour le cours d’électromécanique. Pour renseignements : www.pgl.cstrois-lacs.qc.ca ou au 514 477-7020, poste 5325.

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