Sûreté du Québec inefficace
J’écrivais une lettre au journal local le 31 au matin, soit le même jour où un terrible accident se produisait à ville de L’Île-Perrot pour venir voler la vie d’une petite fille qui ne faisait que jouer paisiblement sur un terrain privé. Endroit dont n’importe qui pouvait s’attendre à une sécurité relative contre des chauffards qui n’ont aucun respect pour le droit des citoyens à une sécurité et une tranquillité de quartier.
Je dénonce le manque de services en matière de sécurité routière que nous recevons de la Sûreté du Québec sur nos territoires respectifs dans Vaudreuil-Soulanges. Même le maire de L’Île-Perrot qui s’est apparemment présenté sur les lieux du drame, comme tout maire de ville devrait faire lorsque de tels événements frappent une petite communauté comme la nôtre, a fait la même remarque sur ces lacunes. Ceci pendant que des agents de la Sûreté du Québec récoltaient des preuves après les faits. Combien de fois ai-je constaté des manœuvres de conducteurs tels que décrites par les témoins interrogés par les médias, mais Dieu merci, sans les résultats que nous avons eu hier. Il y a quelques années, nous ne pouvions voir de telles choses car la police municipale distribuait des contraventions à un tel rythme que les conducteurs ressentaient un réel risque de se faire pincer. Résultat : moins d’incidents de manque de respect pour les règles de la route et plus de sécurité.
Nous sommes pris avec une Sûreté du Québec qui se voyait tranquillement repoussée vers les communautés rurales par des banlieues en expansion qui créaient leurs propres forces policières. Elle était donc très menacée dans sa souveraineté du territoire. Le gouvernement, dans sa grande vision, a donc voté une loi qui permettait à la Sûreté du Québec de littéralement avaler ces communautés et donc reprendre même plus de terrain qu’avant. Mais ceci est venu à grands coûts pour les citoyens, à la suite de la perte de services efficaces, plus personnalisés et adaptables que ce que la Sûreté du Québec est capable d’offrir. Les incapacités d’effectuer le travail nécessaire en matière de sécurité routière que la Sûreté du Québec nous démontre sont tellement évidentes qu’il n’est pas surprenant de voir une montée aux barricades de certains maires et citoyens à travers la province.
Cette situation n’a qu’amplifié le nom de rue de la Sûreté du Québec: « Cadet de la forêt ». Plantez-en un dans une petite ville comme la nôtre et vous constaterez à quel point il est inefficace. C’est regrettable que nous devions avoir des pertes de vies pour se rendre à l’évidence de cela.