Marc Roy exigera une rencontre avec le ministère pour trouver des solutions au problème de vitesse dans les rues des municipalités. (Photo Daniel Cuillerier)
Marc Roy est furieux
Accident qui survient malgré les mises en garde
L’Île-Perrot – Le maire de Ville de L’Île-Perrot, Marc Roy, est furieux de l’accident survenu mercredi dernier et qui a coûté la vie à une jeune citoyenne, brisant la vie de plusieurs familles.
« Je suis furieux et je suis frustré d’entendre les propos de Mario Lessard. Il dit que les effectifs n’ont pas changé. Peut-être, je l’admets, mais ce qui est caché c’est que la répartition des effectifs est très mauvaise et que la situation se détériore », explique le premier citoyen au sujet de l’inspecteur Lessard de la Sûreté du Québec. « Je ne blâme pas les policiers. Je les plains plutôt. Ils sont débordés, ils courent partout et ce n’est pas leur faute, ils font ce qu’ils peuvent. Mais, je pose la question, y-a-t-il moyen de trouver une solution », gronde le maire qui est affecté par la mort brutale de la fillette en tant que maire, mais aussi en tant que père. « Avant d’être maire, je suis un citoyen qui est affecté. L’effet s’est fait ressentir dans la région, mais encore plus chez nous dans les rues de la ville », dit Marc Roy.
Moins d’effectifs
Avant que la situation ne change en 2002 alors que L’Île-Perrot et Pincourt possédaient leurs services policiers, Marc Roy estime que la ville était plus sécuritaire. « Il y avait un agent de circulation affecté seulement à ça. Quand tu prenais la route, tu y pensais. Tu ralentissais. Aujourd’hui, ça n’existe plus et les gens vont à des vitesses de fou », plaide la premier élu. « À Ville de L’Île-Perrot, nous avions en permanence de jour, de 4 à 5 voitures. Pincourt en avait 3 ou 4, ce qui faisait entre 7 et 9 voitures, en tout temps. Maintenant, il y en a trois pour toute l’île. C’est inconcevable. Il faudrait aussi demander à Vaudreuil-Dorion et Hudson pour voir comment ils vivent la situation », dit Marc Roy qui accorde que Soulanges a été gâté au moment de se voir imposer la SQ. « Eux, ils avaient 25 policiers pour tout le territoire. Avec la SQ, ça a doublé, ils en comptent 50 maintenant », lance-t-il.
Police de proximité
Marc Roy exigera une rencontre avec le ministère de la Sécurité publique et veut revoir les choses. « Nous voulons une régie intermunicipale pour la police. On nous a forcé à avoir la SQ sans même écouter nos avis et impressions. Pourquoi ne pas créer un tel service avec un contrat à la SQ pour les crimes majeurs. Là-dedans, ils sont parfaits et nous aurions besoin d’eux. Mais pour la police de proximité, il est certain que ce pourrait être mieux », conclut le maire éploré qui a voulu sympathiser avec les gens touchés par la perte de Bianca.