Annonces classées | Nos Hebdos
Première Édition
Entête PE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

« Et ce n’est pas grâce à la Ville » - Yolande Charlebois

Le nom du pompier mort en service, Charles Goulet Jr, enfin honoré

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
Voir tous les articles de Stéphane Fortier
Article mis en ligne le 29 octobre 2007 à 8:10
Soyez le premier à commenter cet article
 « Et ce n’est pas grâce à la Ville » - Yolande Charlebois
Mélissa Goulet et sa mère Yolande Charlebois à Ottawa pour rendre hommage père et mari qu’était Charles Goulet Jr.(Photothèque Première Édition)
« Et ce n’est pas grâce à la Ville » - Yolande Charlebois
Le nom du pompier mort en service, Charles Goulet Jr, enfin honoré
SAINT-LAZARE – Le 29 novembre 1984, le pompier Charles Goulet Jr, du Service des incendies de Saint-Lazare, périssait en combattant un incendie.
Quelque 23 ans plus tard, son nom se retrouve enfin sur liste de la Fondation canadienne des pompiers morts en service. Bien que cette fondation n’existe que depuis 2003, ce n’est qu’en 2005 que la veuve de M. Goulet, Yolande Charlebois apprend, par hasard, l’existence de cet organisme mis sur pied afin que jamais ne soit oubliés nos pompiers, ces héros.

« En 2003, ma fille Mélissa a demandé que le Service des incendies lui remette le chapeau de son père qu’ils avaient conservé. Ce n’est que deux ans plus tard, en 2005, après des demandes répétées, lors d’une cérémonie à la caserne, que le chapeau lui a été remis. Il faut dire qu’un mois plus tard, se tenait une élection municipale », relate Yolande Charlebois. C’est ce soir-là que Mme Charlebois apprend l’existence d’un organisme qui honore les pompiers morts en service et qu’une cérémonie a lieu chaque année à Ottawa. « Personne n’avait pris la peine de faire inscrire le nom de mon mari sur la liste pour qu’il soit honoré, mais il fait dire que nos pompiers ignoraient l’existence de cette fondation », précise Mme Charlebois.

Cette dernière entre donc en contact avec le directeur du Service des incendies pour que des démarches soient entreprises pour que le nom de M. Goulet soit inscrit sur la liste de la Fondation. En juin dernier, rien n’avait encore été fait. « Je suis allée à la séance du conseil de juin et j’ai demandé à la Ville de faire une demande en ce sens. J’y suis retournée en juillet, en août et en septembre, toujours rien et la tenue de la cérémonie de 2007 à Ottawa avançait à grands pas », de raconter Mme Charlebois.
Stupéfaction et indignation
En octobre, avec stupéfaction, Mme Charlebois apprend dans les minutes de la dernière séance du conseil le pourquoi de la non-intervention de la ville quant à ses revendications. Il y est dit que : « l’intégration du nom de monsieur Goulet étant redevable uniquement aux efforts de la famille selon informations obtenues. » « C’est absolument faux ! C’est à la Ville à faire ces démarches. D’ailleurs, plusieurs pompiers des environs me l’on confirmé », affirme Yolande Charlebois. Celle-ci croit que la communication entre la Ville et ses pompiers est déficiente.

Grâce aux démarches de Yolande Charlebois et de sa fille Mélissa, le nom de Charles Goulet Jr est maintenant sur la liste honorifique des pompiers disparus. La mère et la fille ont également pris part à la cérémonie traditionnelle qui a eu lieu en septembre dernier à Ottawa. Elles y apprennent qu’un monument sera éventuellement érigé sur la colline parlementaire à la mémoire des pompiers morts en devoir.

Lors d’un voyage à New York, où elle s’est rendue sur le site de « Ground Zero », arborant fièrement l’épinglette de CFFF (Canadian Fallen Firefighters Foundation), un pompier New Yorkais l’aborde et lui demande la signification de l’épinglette. Le pompier lui donne ensuite spontanément sa casquette. « Si un pompier inconnu de la Ville de New York est capable de faire preuve de solidarité et de fraternité, je me demande pourquoi notre propre ville reste indifférente », s’indigne Yolande Charlebois.

Elle se souvient que son mari, au début des années 80, a contribué à bâtir le Services des incendies actuel en mettant pas moins de 200 heures bénévolement. « Et je vois les gens de la Ville s’octroyer 15 000 $ pour leur party de Noël et se donner des petits cadeaux et ils n’ont même pas de reconnaissance pour des gens comme Charles », déplore Yolande Charlebois qui a elle-même investit beaucoup de temps en qualité de bénévole. « Ils ne me verront certainement pas au party des bénévoles, cette année », a avoué Mme Charlebois en conclusion.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Sachant que les banques alimentaires sont vides, donnerez-vous plus généreusement?
  • Oui
  • Non