La SQ vs le privé
Vaudreuil-Dorion - Les citoyens ne sont toujours pas satisfaits du service de la Sûreté du Québec, dit le maire, Guy Pilon, et il croit qu’une sécurité privée est complémentaire aux policiers et nécessaire.
« Les gens ont l’impression que la SQ n’est pas présente et qu’ils ont beaucoup moins de service », dit-il.
Le maire a fait une mise au point avec la SQ cette semaine après plusieurs plaintes à la dernière réunion du conseil de ville. Il dit que maintenant, toutes les plaintes reçues à l’hôtel de ville concernant la sécurité routière seront transmises à la SQ. « Peut-être seront-ils plus conscientisés des différentes problématiques ».
M. Pilon comprend que la SQ peut avoir certaines restrictions, mais qu’en tant que maire, il veut assurer la sécurité de ses citoyens.
Pourtant, plusieurs résidents se plaignent du mauvais service lorsqu’on leur répond au centre d’appels. Cette semaine, une résidente de Vaudreuil-Dorion a téléphoné au 911 pour rapporter une plainte concernant le bruit. « On m’a dit, qu’ils avaient autre chose à faire ». La SQ a été avisée de ce problème et a assuré la résidente qu’une intervention sera faite.
Le maire a aussi eu des expériences désagréables avec le 911. « Je n’ai pas du tout aimé la façon dont on m’a répondu. La SQ se donne une mauvaise image de cette façon. Si la personne qui répond est bête, les gens pensent que la SQ au complet est bête ».
Il dit que les répartiteurs devraient être informés si la police ne peut arriver sur-le-champ. « S’il y a un accident majeur, il faut dire à la personne qu’on ne peut pas arriver tout de suite pour un cas concernant le bruit », explique le maire.
Il croit que le service d’agent privé de sécurité deviendra permanent. « Si nous pouvons enlever des tâches à la SQ, comme pour la circulation durant les festivals, ils pourront utiliser les services policiers qui sont formés, pour plus d’enquêtes, pour contrer la criminalité ». Cependant, si la ville prend plus de responsabilités, la ville essayera d’être remboursée en partie par la SQ.
Enfin, M. Pilon ajoute que les citoyens doivent être plus conscients de leur vitesse au volant ». De plus, il encourage les gens à rapporter les excès de vitesse et infractions.
« Il ne faut pas oublier que les 25 000 citoyens sont des yeux de plus. Les citoyens sont en quelque sorte les « polices de quartier », dit M. Pilon.