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Le sac de plastique corrigé

Patrick Richard par Patrick Richard
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Article mis en ligne le 2 octobre 2007 à 12:54
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Le sac de plastique corrigé
Pour se fragmenter et se biodégrader, le sac doit, notamment, être transparent. (Photothèque)
Metro emboîte le pas
Le sac de plastique corrigé
Lentement mais sûrement, le sac de plastique traditionnel se voit confiner dans ses derniers retranchements et deviendra bientôt, c’est à espérer, une relique du passé. Comme un coup de vent écologique, le sac de plastique recyclable, compostable et biodégradable continue sur sa lancée et cette fois-ci, c’est au Metro Fordham, à Saint-Zotique, qu’il s’est arrêté.
Nathalie Léger, gérante du Metro Fordham, est fière du virage vert amorcé par son supermarché. Après les sacs à bretelles, qui sont maintenant bien connus de la population, c’est au tour des sacs de plastique écolo d’apparaître dans les mains des emballeurs. Le but est clair : offrir des emballages 100 % écologiques dans toute l’épicerie. Et l’action est louable, compte tenu du désastre causé par la surutilisation du sac de plastique conventionnel au Québec.
Un fléau mondial
Le sac de plastique conventionnel, celui qui prend 400 ans à se décomposer, est un véritable désastre à l’échelle planétaire. On en retrouve partout, dans les déserts, comme dans les océans. Selon Recyc-Québec, les consommateurs québécois utilisent entre un et deux milliards de sacs en plastique par année, ce qui représente environ dix sacs par famille, par semaine. En proposant une alternative, les commerçants, tels que le Metro Fordham, ouvrent la porte à une prise de conscience qui est non seulement souhaitable, mais incontournable.
Sac bio : propriétés
Au Québec, les entreprises produisant des sacs de plastique biodégradables se font rares. Une seule, pour le moment, distribue des sacs biodégradables et non polluants: Natursac, basée à Laval. Le Metro Fordham s’ajoute à un inventaire qui s’allonge de commerçants québécois qui adoptent le Neosac. Fabriqué en Europe, ce sac a une durée de stockage de 14 mois et se dégradera après trois mois d’utilisation. D’ailleurs, il faut faire attention aux dérivés de certains autres sacs de plastique. Tout sac est en soi dégradable (même si trois siècles sont nécessaires!). Pour être reconnu comme biodégradable et non polluant, il faut, entre autres, que la biodégradation et la fragmentation se fassent à l’intérieur de cinq mois. Bref, il est à espérer que des actions, comme celle entreprise par le Metro Fordham, se multiplient prochainement et conscientise les utilisateurs à exiger et utiliser les sacs écolos, qu’ils soient faits de plastique biodégradable ou de coton réutilisable.

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