Il s'agit, pour certains États, « d'une question de survie »; en conséquence, « l'impératif moral ne peut pas être plus clair », a affirmé le secrétaire général de l’ONU à New York, Ban Ki-moon, le 24 septembre dernier.
« L’heure des doutes est passée » -Ban Ki-moon
Conférence sur les changements climatiques
Le 24 septembre dernier, les membres de l’ONU assistaient à ce qui a été qualifié de « plus importante réunion sur les changements climatiques à ce jour ». Cette conférence de haut niveau, sous le thème L’avenir entre nos mains : les changements climatiques, un défi à relever pour nos dirigeants, a été présidée par le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon. « Je trouve très encourageant de constater qu’il est universellement reconnu que les Nations Unies offrent le meilleur cadre pour négocier des mesures d’ampleur mondiale face aux changements climatiques. Je n’en suis pas moins déconcerté, comme beaucoup, par la lenteur du progrès de ces négociations » a déclaré monsieur Ki-moon. Monsieur Ki-moon a poursuivi : « Dix ans après l'adoption du protocole de Kyoto, les émissions des pays industrialisés sont toujours en augmentation et les pays pauvres n'ont pas reçu l'appui nécessaire pour s'adapter. »
En préparation du Sommet de Bali de décembre prochain, Ban Ki-moon a précisé que « l’objectif ne doit être rien de moins qu'une percée significative». En soulignant l’urgence d’agir, le secrétaire espère qu’il sera possible d’assurer qu'une politique globale soit en place d'ici 2012.
Rappelant que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a confirmé la gravité du problème et l'a clairement lié à l'activité humaine, le secrétaire général a indiqué que « nous en savons suffisamment pour agir ».
Selon Ban Ki-moon, le cadre global devrait comporter plusieurs paramètres essentiels : une motivation pour pousser les pays en développement à agir, sans sacrifier la croissance économique ou la réduction de la pauvreté; un appui largement supérieur pour aider les pays en développement à s'adapter; une amélioration du développement et de la dissémination de la technologie, et de nouvelles modalités de financement, y compris celles basées sur le système de marché; enfin un meilleur leadership des pays industrialisés pour la réduction des émissions.
Déclaration du premier ministre Stephen Harper
Le discours du premier ministre a débuté par le vœu d’instaurer un « nouveau » cadre efficace et souple sur les changements climatiques. Cette souplesse peut-elle être la cause de l’inaction du Canada? Monsieur Harper a bien vite dirigé ses propos vers le développement et le déploiement de technologies propres et faibles en carbone notamment avec le piégeage et le stockage du carbone, dans l’ouest du pays. « Cela crée un cercle énergétique vertueux : nous retirons les hydrocarbures de ces formations, en exploitons l’énergie et y replaçons les émissions. »
En faisant référence à la commercialisation de l’énergie propre, Stephen Harper a évoqué la mise en place de systèmes de réglementation et d’imposition favorables au libre marché. Enfin, quant aux projets d’investissement en technologies et infrastructures, le gouvernement compte encore sur la chance : ces projets « ont de fortes chances de contribuer à une réduction substantielle des émissions à court terme ».