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Rien ne se perd, tout se crée

Pour le Beaudettois Benoit Légaré

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 24 février 2007 à 13:30
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Rien ne se perd, tout se crée
Pour le Beaudettois Benoit Légaré
RIVIÈRE-BEAUDETTE – On parle beaucoup et de plus en plus de recyclage de nos jours. La population est de plus en plus sensibilisée à ne pas gaspiller des choses que l’on peut réutiliser. Le Beaudettois Benoit Légaré, il n’est pas question de laisser quoi que ce soit se perdre. Son passe-temps ? Faire de tout avec n’importe quoi.
Benoit Légaré, avant de subir un accident de travail, était peintre en bâtiment et dessinateur de métier. À voir les œuvres qu’il a réalisé avec toute sorte de truc, on voit tout de suite que Benoit Légaré est un artiste. « Il y a cinq ans, je me suis blessé au dos et j’ai dû arrêter de travailler. Il fallait bien que j’occupe mes journées », de dire M. Légaré d’entrée de jeu. Un grand savant français, Lavoisier a dit un jour : « Rien ne se perd, rien ne se crée ». Il voulait dire par là que peut importe ce que l’on fait où réalise, on part toujours d’une chose ou d’une idée qui existe ou a déjà été exploité pour faire du neuf. Benoit Légaré lui, utilise des matériaux qui, de prime abord, semble perdu et en fait quelques chose d’autre. « Avec un peu d’imagination, on peut tout faire. Moi, j’aime créer, dessiné et j’ai toujours été habile avec les mains. À l’âge de six ans, je travaillais chez les Hurons dans la région de Québec et je confectionnais des raquettes et des canots pour Max Gros Louis », relate Benoit Légaré.
Faire des trouvailles
Benoit Légaré a une méthode bien simple pour créer. Il pense à quelque chose qu’il voudrait faire et se met ensuite à la chasse de matériaux pour commencer à concrétiser son œuvre. « Je ramasse toutes sortes de choses. Quand je vois des matériaux, peu importe de quoi il s’agit, je le ramasse s’il peut m’aider à réaliser mon projet », dit-il. Il se promène dans les cours des entreprises de la région, surveille les objets dont se départissent les gens ou les commerces sur le bord des routes et c’est parti. « Avec des morceaux de mélamine, j’ai confectionné une arche qui sépare deux pièces de la maison, des tablettes et bien d’autres choses. Avec des morceaux de plancher flottant, j’ai construit des meuble pour la chambre à coucher, un support pour notre aquarium. Mélamine et plancher flottant pour des plafonniers également. Avec des vitres, je me suis fait une véranda sur le côté de la maison de 16 X 12, bref, les idées ne manquent pas », explique M. Légaré en montrant ses cannes à pêches qu’il a fait avec de la mélanine et des simples bout de bois.
L’art chinois
Quand on regarde le travail de Benoit Légaré, on note une nette tendance asiatique dans son produit fini. C’est une visite dans le quartier chinois, un jour qui l’a ébloui. Les couleurs, les dessins sont très influencé par l’art chinois. Sa fameuse arche est composée de deux dragons qui se font face. Pour lui donner encore plus d’éclat, il a recyclé des lumières de Noël et le soir, son arche brille de mille feux. Sur sa table de salon ? On retrouve encore un personnage sortant directement du pays de Mao.

Mais l’appétit de Benoit Légaré, qui est maintenant âgé de 60 ans, est loin de se tarir. « Mon intention est de rencontrer des éleveurs de la région, émeus chevreuil, bisons ou autres et de leur proposer de leur faire une arche stylisée pour leurs installations, un peu comme la mienne qui représentent des dragons », révèle M. Légaré.

Des idées et de la débrouillardise, c’est tout ce qu’il faut à Benoit Légaré pour créer un petit univers.

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