Les villes de Vaudreuil-Dorion et des Cèdres participent au Festival du gaspillage, « le seul festival auquel vous n’êtes PAS invités à participer! »; une façon sarcastique (*) de sensibiliser la population aux méfaits du gaspillage.
* À propos, avez-vu lu notre truc brun ? (page 50)
Un message qui ne passe pas
L’économie d’eau potable
Malgré le discours « vert » de la population en général, les films et les documentaires à saveur écologiste qui ont la cote ou les plus récentes « modes » environnementales, le changement des habitudes de vie des Québécois se fait à pas de tortue. L’économie d’eau potable ne fait pas exception.
Le Réseau environnement et son Programme d’Économie d’Eau Potable (PEEP) en sait quelque chose. Malgré la trentaine de campagnes de sensibilisation, les trucs et les efforts, le travail reste encore à faire lorsqu’il s’agit de convaincre les gens de la nécessité de préserver l’eau potable. Insouciance ou méconnaissance des enjeux, la consommation des Québécois demeure faramineuse. Le Québécois moyen consomme 424 litres d’eau par jour. Chaque année, il en coûte un milliard de dollars pour traiter, distribuer et épurer toute cette eau. Une facture salée que les consommateurs avalent…
Le Canada est entouré d’eau; le comté de Vaudreuil-Soulanges également, alors pourquoi devrions-nous nous priver? Tout d’abord, les protagonistes du PEEP tiennent à préciser que « 60 % de toute l’eau se trouve au nord du pays alors que la majorité de la population se trouve au sud ». De plus, les secteurs de l’agriculture et de l’exploitation des matières premières exercent une demande sans cesse grandissante et sont parmi les plus grands consommateurs d’eau, de quoi s’inquiéter un peu.
Les conséquences d’une surconsommation
Cette année, à travers le Québec et dans notre région, les municipalités sont aux prises avec de graves problèmes d’approvisionnement ou de qualité de l’eau potable. L’utilisation judicieuse de cette ressource est sans contredit un pas dans la bonne direction afin d’éviter de compromettre la sécurité publique et la santé humaine. Le réseau d’aqueduc fournit autant les domiciles que les bornes-fontaines. Dans le cas d’un incendie, une faible pression n’est pas suffisante pour combattre un feu efficacement, ce qui peut entraîner des pertes matérielles voire humaines.
Côté santé, une demande accrue en eau potable entraîne un fonctionnement de l’usine de traitements des eaux au-delà du seuil normal d’efficacité ce qui peut entraîner une baisse de la qualité de l’eau potable en plus d’une augmentation des coûts de production. Inévitablement, l’état de santé et le compte de taxes sont touchés!
Enfin, voici une réflexion de Jean-Thomas Jobin, porte-parole du Festival du gaspillage « si l’eau coule toute seule dans le lavabo, si votre douche dure 45 minutes ou si votre voiture et votre entrée de garage sont nettoyées toutes les semaines à grands coups de boyau, ou si vos douches durent 50 minutes (cet exemple ressemble à la douche de 45 j’en conviens) les réserves d’eau potable de votre municipalité et la qualité de votre eau peuvent être affectées ».
* À propos, avez-vu lu notre truc brun ? (page 50)