Quand la récréation pour les plus petits?
Une chance que l’été arrive pour les enfants qui fréquentent le pavillon Ste-Trinité de l’école du Papillon-bleu! Depuis deux ans, notre conseil d’établissement se voit obligé d’approuver à contrecoeur un horaire où la récréation de l’après-midi n’existe pas pour les 227 élèves du pavillon Ste-Trinité mais qui existe pourtant pour les 440 élèves du pavillon St-Jean-Baptiste. À Ste-Trinité, les enfants ont une pause en classe de 5 minutes car il est impossible d’ajouter les 10 minutes requises à l’horaire pour une récréation extérieure.
Comme parents et membres du conseil d’établissement, nous avons fait plusieurs démarches auprès de la Commission scolaire des Trois-Lacs pour réclamer une solution face à ce problème. Rien n’est possible selon la commission scolaire car notre école est dite « régionale » et parce qu’elle accueille des enfants de partout sur le territoire. Les autobus qui transportent ces jeunes font des transferts dans plusieurs autres écoles et, sauf une, ces dernières ne veulent apparemment pas de récréation en après-midi. Les autobus doivent ensuite être de retour à temps pour prendre les élèves du niveau secondaire.
Après avoir fait un sondage auprès des parents du pavillon Ste-Trinité, nous avons constaté que le tiers des élèves a été touché par le changement depuis un an: les filles comme les garçons perdent de l’intérêt pour l’école… La commission scolaire nous dit que ce n’est pas grave… qu’ils ne sont que 200… et qu’ils auront une récréation dans deux ans, lorsqu’ils changeront de pavillon. Nous ne sommes pas d’accord. Le goût pour l’école, ça commence en première année. Les enfants ne doublent plus et ils se démotiveront plus vite face à l’école. On dit que près de 50% des jeunes décrochent avant la fin du secondaire. Quand nous entendons que ces 10 minutes n’en valent pas la peine, nous pensons aux 100 futurs décrocheurs qui se trouvent parmi ces élèves et nous pensons aux élèves en difficulté que la commission scolaire a confiés à notre école. Nous avons à cœur la réussite de tous les élèves de l’école et nous savons que le personnel enseignant a besoin de ces 10 minutes pour garder les jeunes motivés à apprendre. Ils nous l’ont demandé! Aucune économie sur le transport ne peut justifier à notre avis que l’on prive des enfants d’une récréation.
De plus, nous ne connaissons pas d’adultes capables de travailler sans relâche pendant deux heures, en après-midi, dans un local sans air climatisé et sans pause syndicale de 15 minutes. Tout le monde dit que les enfants doivent bouger et se dégourdir davantage. Pourquoi alors leur refuser une récréation de 15 minutes au lieu d’un petit 5 minutes où ils n’ont le temps que de faire un tour dans le corridor? Pour avoir un esprit éveillé, il faut à notre avis, que les enfants bougent aussi en après-midi et que les récréations soient uniformes pour les élèves des deux pavillons de notre école.
Nous avons demandé de revoir la problématique avec la commission scolaire et on nous a répondu que rien n’est possible à moins d’hypothéquer l’horaire de l’autre pavillon. Un avis juridique nous dit que la pause ne peut être refusée à cause des problèmes de transport. Peut-on décider de sa longueur? Selon la commission scolaire une pause de cinq minutes est suffisante. Nous demandons aujourd’hui aux responsables de la commission scolaire un vrai exercice de révision concernant ce dossier. Nous demandons que des parents du conseil d’établissement participent au comité de révision. Nous demandons à la commission scolaire de fournir par écrit les faits et les raisons pour lesquelles ils refusent cette récréation. Nous demandons que le dossier devienne une priorité pour la commissions scolaire puisque « Ensemble, engagés vers la réussite » implique de s’occuper de tous les élèves, même s’ils ne sont que 200!
En conclusion, le conseil d’établissement a approuvé encore une fois l’horaire « imposé » sans récréation en après-midi pour le pavillon Ste-Trinité, malgré le fait que tous les membres du conseil d’établissement voudraient rétablir cette récréation. Aucune raison n’est valable à notre avis pour se voir imposer un horaire pédagogique par le transport scolaire. À notre avis, aucune économie ne doit être faite sur la qualité de l’éducation de nos enfants à cause du transport scolaire. Aucune raison n’est valable pour que l’on demande aux enfants un effort surhumain pour apprendre.