La contribution annuelle des pétrolières s’élèvera à 69 millions de dollars pour les producteurs d’essence, 36 millions $ pour le diesel et 43 millions $ pour le mazout.
La taxe verte
Lutte aux changements climatiques
À compter du mois d’octobre, pour financer son plan vert, le gouvernement Charest instaure une taxe verte aux entreprises énergétiques. En tout, ce sont 200 millions de dollars par année qui seront déposés dans le Fonds vert du Québec. Cette somme sera utilisée à la lutte aux changements climatiques et la réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Concrètement, les sommes permettront, entre autres, d’améliorer le transport en commun et de réaliser plusieurs projets comme la rénovation d'un quai à Sept-Îles pour les vraquiers afin de réduire la circulation des camions sur la route 138 vers la Côte-Nord.
La grande qualité de cette taxe, c’est que le taux de taxation est proportionnel à l’impact de la production énergétique sur l’environnement. Ainsi, plus le type de production d’énergie est polluant, plus le pourcentage de taxe sera élevé. Ainsi, la contribution des pétrolières sera plus importante que celle des entreprises qui produisent de l’hydroélectricité.
À qui de payer?
Certaines pétrolières dont Esso, ont déjà avoué ouvertement avoir haussé leur prix en prévision de la taxe. Malgré la demande du ministre des ressources naturelles, Claude Béchard, auprès des pétrolières : « j'en appelle à leur responsabilité sociale et à leur bonne foi », la population s’attend à payer la note. Même s’il s’agit de débourser moins de 1 sous le litre, les consommateurs ne veulent pas subir le contre coup de cette taxe alors que les grandes pétrolières affichent des profits excessifs (en 2006, au Canada, les pétrolières ont enregistré des profits de sept milliards de dollars).
Le gouvernement entend dévoiler un plan de surveillance qui, selon lui, permettrait de vérifier si une hausse du prix de l’essence coïncide avec l’avènement de la taxe verte. Sans questionner le pouvoir de ce plan, il sera bien difficile d’identifier la source des augmentations futures surtout en sachant que l’élaboration du prix de l’essence à la pompe est relativement nébuleuse.
Somme toute, l’instauration d’une taxe verte permet aux producteurs, comme aux consommateurs, de bien réaliser le coût environnemental de toute production d’énergie et permet de contribuer à la « restauration » de notre planète.