Un moment historique

Mélanie
Mélanie Meloche-Holubowski
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En direct de New York pour couvrir les elections américaines

Grâce à un stage avec le Carrefour international de la presse universitaire francophone (CIPUF), j’ai pu couvrir les élections américaines de New York. Mardi soir, magnétophone, caméra, crayon et papier en main, je suis partie trois jours à New York avec une vingtaine d’autres jeunes pour vivre un moment historique. De la place Rockerfeller, à Times Square et en direct du quartier général des démocrates à New York, j’ai vu le premier président noir, Barack Obama, être élu. Pour ceux qui ont ressenti des frissons en voyant les foules massées à travers le pays pour célébrer, je peux vous garantir que j’ai ressenti un pincement au cœur à voir des milliers de gens fêtés dans la rue, soulagés du résultat. J’ai assisté à un des plus grands moments de l’histoire des États-Unis, et j’ai eu la chance de capter les sons, les mots et les images poignantes de cette soirée. Voici donc une brève description de la soirée, écrite au petit matin, alors que New York fêtait toujours.

« Obama, Obama…Yes we can! » C'est une foule jubilante qui a célébré la victoire du nouveau président américain, Barack Obama, mardi soir sur Times Square et Rockefeller center.

Dès la fermeture des derniers pôles d'élections à 11 h, Barack Obama a été nommé victorieux contre John McCain. Il a grandement dépassé les 270 Grands Électeurs requis pour accéder à la Maison Blanche en remportant la Californie, Washington, l’Oregon et Hawaï

Au New York Sheraton Hotel à New York, près de 2000 partisans démocrates ont crié, chanté, dansé et pleuré après l’annonce officielle. « Il s’agit d’un moment aussi historique que la chute du mur de Berlin. Les gens parleront de cette soirée pour des générations à venir », a dit Linda Jay. C’est les visions de Martin Luther King et de Ronald Reagan qui prennent forme ce soir avec l’élection d’un président noir. « Son leadership sera d’un type qu’on n’aura jamais vu auparavant ». Elle a ajouté que c’est les jeunes qui ont probablement influencé le vote. « Cette génération a une autre vision du monde. C’est un nouveau monde », s’est exclamée Mme Jay.

Un moment particulièrement poignant : le discours d’Obama. Plusieurs pleuraient à chaudes larmes, alors qu’il remerciait ses partisans pour leur travail et leur confiance. L’atmosphère était électrisante, les partisans accrochés à chaque mot de leur nouveau président. Obama a remercié tous ceux qui ont donné 5 $, 10 $ ou 15 $ pour subventionner la campagne. « Notre campagne n’a pas été conçue dans les halls de Washington. Elle a débuté dans les cours des Moines et dans les salons de Concord et sur les perrons de Charleston ». Il a demandé la collaboration de tous, À New York, les partisans espèrent tous un premier président noir qui saura réunir tout le monde et saura redorer l’image ternie des États-Unis. Barack Obama emmène de l’espoir pour les États-Unis et pour le monde entier, dit Lea Korsgarv. « C’est le plus beau moment de ma vie, l’élection d’Obama comme président », a clamé un autre partisan.

Une femme de 82 ans qui a voté mardi matin sur la 106e rue à New York a noté justement l’importance de ce moment historique. « J’ai voté pour Reagan, et là je vote pour Obama parce que je crois qu’il peut arranger les choses défaites par George W Bush ». Le pays a grandement besoin de changement, dit-elle. Et mardi soir, New York et les États-Unis ont respiré un nouveau souffle pour le futur du pays.

Des gens de tous les pays sont venus assister au résultat de cette élection; nerveux et anxieux de connaître si leur choix (majoritairement Obama) serait retenu par les électeurs américains.

Au Rockefeller Center, des milliers de personnes se sont massés pour écouter en direct la couverture électorale. « Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil », dit Anita.

Les spectateurs ont reçu une carte plastifiée de tous les états, avec un marqueur rouge pour dessiner les états républicains, un bleu pour les victoires démocrates. Tous suivaient avec attention lorsqu’une victoire était annoncée état par état. Des banderoles géantes étaient hissées sur les murs du bâtiment de NBC pour représenter le nombre de Grands Électeurs gagné par chaque parti. À 11 h, la banderole pour les démocrates a été hissée jusqu’en haut, au chiffre magique de 270. L’hystérie s’est emparée de la foule. Parmi la foule new-yorkaise, les républicains étaient en minorité et John McCain a été hué à plusieurs fois.

Une réception pour les républicains à quelques pas du Rockefeller Center était beaucoup plus sombre que les immenses rassemblements à travers le pays. À Chicago, la police attendait près d’un million de personnes pour célébrer le nouveau président. L’optimisme de la centaine de partisans républicains à New York en début de soirée s’est rapidement dissipé lorsqu’ils ont remarqué que McCain gagnait peu de votes, comparé à son adversaire démocrate.

Des milliers de personnes ont ensuit déversé sur les rues du centre-ville pour faire la fête. À 1 h 30, les rues du centre-ville de New York étaient toujours en fête, les policiers peinant à garder la foule sur les trottoirs. Obama a bien averti du travail énorme qu’il aura à faire pour redorer l’image du pays au niveau international, de rebâtir l’économie et d’aider des millions de personnes en besoin d’aide.

Mais ce soir, c’est la fête, le moment pour des millions d’Américains de purger les torts des huit dernières années des républicains en préparation pour un nouveau président : Barak Obama.

Organisations: Rockefeller center, Times Square, Maison Blanche

Lieux géographiques: New York, Washington, États-Unis Californie Hawaï Berlin Cours des Moines Concord Charleston Chicago

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