L’idée de se pencher sur la question de l’énergie nucléaire au Québec lui est venue à la suite de l’annonce faite par le gouvernement libéral, en 2008, de la réfection de la centrale Gentilly-2, à Trois-Rivières. Le producteur s’est alors demandé si les Québécois avaient besoin de ce surplus énergétique dangereux, selon lui et des études, pour la santé. En fait, il souligne qu’à travers le monde, des milliers de médecins et de spécialistes ont lancé l’alerte quant au rôle que jouent les centrales nucléaires dans le développement du cancer et de la leucémie.
Éric Ruel est conscient que son documentaire dérange. À preuve, des acteurs de la santé au Québec s’inscrivent en faux contre les thèses des spécialistes cités par le producteur, qui souligne que de nombreux experts allemands et américains soutiennent « qu’aucune dose de radioactivité n’est sans risque ».
Avec son film, celui qui a quitté Pincourt à 20 ans mais qui compte bien s’y établir un jour, souhaite conscientiser les gens aux dangers de l’énergie nucléaire. Il souhaite aussi que le Québec devienne un chef de file du démantèlement des centrales nucléaires. Une avenue fort lucrative selon lui.
Le documentaire Gentilly or not to be n’a pas fini de susciter les passions. Des diffuseurs internationaux ont sollicité Éric Ruel et son équipe afin d’en obtenir les droits de diffusion.




